Frères et sœurs en Christ et en humanité …

Frères et sœurs en Christ et en humanité

J’aimerais avant tout dire un merci sincère au Père Jean Bernard, aux différentes EAP et à tous les fidèles chrétiens catholiques de ma nouvelle terre de mission pour le chaleureux accueil que vous m’avez réservé.

 Nous voici au début de l’avant-dernier mois de l’année 2019 ; c’est la période des grands bilans par rapport à tous les aspects de la vie socioprofessionnelle au cours de l’année qui est en train de s’achever. L’Eglise ne fait pas exception, ce mois accueille plusieurs grands évènements : elle ferme la porte de l’année liturgique C pour l’ouvrir sur l’année liturgique A ; c’est donc pour nous chrétiens catholiques aussi la période des bilans sur ce qu’a été notre vie sur le plan spirituel afin que nous prenions de bonnes résolutions pour mieux vivre le temps de l’Avent, temps de grâce que l’Eglise nous offre pour bien nous préparer à accueillir le Sauveur.

 L’homme en effet ressemble à un voyageur en fuite permanente devant les évènements et devant Dieu. L’Eglise nous donne l’opportunité de prendre le temps de nous arrêter pour réfléchir, assumer la responsabilité de nos actes et nous reconvertir s’il le faut. Pourquoi ne pas le faire pendant qu’il est encore temps ? Puisqu’il faudra bien s’arrêter un jour pourquoi ne pas profiter de ce temps de l’Avent pour « faire le point » en laissant la Parole de Dieu nous interpeller jour après jour sur nos options, nos convictions et nos actions ?

 A cet effet, durant ce temps privilégié, le message central qui nous est proposé porte sur l’attente et la préparation à la venue du Christ. Mais de quelle venue s’agit-il ? Les lectures du temps de l’Avent ne se limitent pas à raconter les épisodes préparatoires à la naissance historique du Christ (Noël) ; elles rapportent également les passages relatifs à son retour glorieux (eschatologie) pour nous préparer à ses visites quotidiennes dans l’aujourd’hui de notre histoire.

L’Avent n’est donc pas seulement une période de quatre semaines qui conduisent aux fêtes de Noël ; il doit être une attitude constante à adopter dans la foi, pour ne pas rater les rendez-vous de Dieu. D’où cet appel constant à veiller dans la dynamique de l’espérance.

 Mais avant tout, l’Eglise, notre mère, nous donne l’opportunité de célébrer au début de ce mois nos prédécesseurs : tous les Saints ; ceux-là qui ont déjà passé pour de bon leur temps de l’Avent et de faire aussi mémoire de tous les fidèles défunts.

 On note en Afrique une très forte mobilisation autour de ces célébrations. En effet dans les religions traditionnelles il y a une relation particulière entre les vivants et les morts. Les bons ancêtres sont invoqués à travers prières et divers rituels, selon les circonstances, pour obtenir leur protection et leur assistance.

 Par ailleurs, au Cameroun, on trouve le culte des reliques qui ressemble étrangement au culte des saints catholiques. Le pape, saint JEAN-PAUL II, à la suite des Pères conciliaires, n’affirme-t-il pas qu’il est nécessaire de reconnaître les semences du Verbe présentes et agissantes dans les diverses religions et qu’elles sont un reflet de l’unique Verbe de Dieu qui illumine chaque homme (Audience générale, 9 septembre 1998) ?

 Eu égard à ce bref aperçu sur la spiritualité africaine, il est clair et normal que la célébration des saints et la commémoration des fidèles défunts trouvent un terreau fertile pour être bien accueillies. Voilà pourquoi l’Eglise locale prend des dispositions pour que tous ceux qui le désirent, selon leurs moyens, puissent offrir des messes en ce jour, d’autres durant tout le mois de novembre pour le repos des fidèles défunts. Des triduums, neuvaines et trentains de prière sont aussi organisés en leur faveur.

Père Anselme Atsou    

BONNE FETE DE TOUSSAINT ; BON TEMPS DE L’AVENT A TOUS ET A CHACUN !