Quatre prêtres au service de notre zone pastorale

Depuis septembre dernier des changements sont intervenus dans notre zone pastorale. Nous vous proposons de les découvrir en faisant plus particulièrement connaissance avec les pères Peter et Célestin, moins connus dans nos paroisses.

Père Jean-Bernard Fortuma

Tout d’abord notre curé, l’abbé Jean Bernard Fortuma, officiellement installé le 27 octobre par Mgr Moutel, est présent dans nos paroisses depuis septembre 2017.

Né en 1979, il est originaire du diocèse des Cayes en Haïti. Vous pouvez retrouver son portrait dans le bulletin de septembre 2017.

Père Anselme Atsou

L’abbé Anselme Atsou, né en 1989, originaire du diocèse de Kpalimé, au sud du Togo, vient d’arriver en septembre. Il est prêtre coopérateur. Vous pouvez relire son portrait dans le bulletin du mois de septembre.

 Le père Peter Webb, prêtre anglais, né en 1939 à Bristol, dépend du diocèse de Plymouth.

Père Peter Webb

Il y a effectué sa scolarité au collège des Frères de l’Institution chrétienne d’Irlande.

A 19 ans il entre au séminaire des Anglais de Valladolid au nord-ouest de l’Espagne.

Ordonné en 1964 il officiera quelques années dans son diocèse d’origine, puis six ans au Kenya. Il revient en Angleterre avant de passer cinq ans en Espagne.

En novembre 2003 il achète une maison à Plussulien et s’y installe, en 2011, après l’avoir rénovée. C’est là qu’il tient à célébrer, en 2014, ses 50 ans de sacerdoce, respectant précisément le jour et l’heure de son ordination.

Après avoir suivi des cours de français intensifs à l’Institut catholique de Paris, il se familiarise avec notre langue en écoutant la radio France Musique et en échangeant avec les fidèles du Kreiz Breizh.

Tout d’abord au service de la paroisse de Corlay / Saint-Nicolas-du-Pélem, comme prêtre modérateur, succédant à l’abbé Guillaume Caous, il est autorisé, en 2018, à prendre sa retraite mais reste désormais au service de nos quatre paroisses.

Il aime découvrir les petites routes rurales et les chapelles de la campagne bretonne. Il apprend aussi à jouer de la bombarde.

Venant d’un pays où les catholiques sont minoritaires, il regrette l’absence d’enfants ou de jeunes aux messes.

Il apprécie l’accueil chaleureux des paroissiens de notre secteur et se sent désormais « plus Breton que Grand Breton. »

Le père Célestin Kapombé, en France depuis 2008, est né en 1952, à Kinshasa (première ville francophone du monde) et capitale de la République démocratique du Congo. Ce pays de 80 millions d’habitants compte 80 % de chrétiens dont deux tiers de catholiques.

Père Célestin Kapombé

Issu d’une famille de dix enfants, il a commencé, après sa scolarité, par enseigner le français et l’histoire à Kinshasa avant de ressentir le souhait de rentrer au séminaire.

« Ordonné en 1985, j’ai été nommé pendant 23 ans dans différentes paroisses de la capitale congolaise.

En 2008 il fallait que je reçoive une greffe de la cornée dans chaque œil et cela n’était pas possible chez nous. Mon cousin germain, l’abbé Jean Mabundi, en France depuis une vingtaine d’années, en a parlé à Mgr Fruchaud qui m’a accueilli.

Je suis d’abord arrivé sur la paroisse de Lamballe. En 2010, je suis parti à Quintin pour 4 années. En 2014, j’intégrais la cathédrale de Saint-Brieuc au service de la paroisse.

Enfin, en septembre 2015, je suis venu comme chapelain auprès des sœurs Augustines à Gouarec. Je célèbre la messe tous les jours à la chapelle, sauf le samedi où je célèbre à l’EHPAD de la maison Saint Joseph. J’assure les confessions à la communauté et, à la demande, au Village saint Joseph.

J’assure également des visites à l’EHPAD et au foyer de vie Saint Augustin, lieu d’accueil pour les adultes handicapés.

J’interviens aussi pour la célébration de messes le samedi soir ou lors de pardons et éventuellement pour les mariages ou les obsèques.

J’ai été heureux de retrouver un ami du Congo, le Père Georges, qui a été à Rostrenen, et est actuellement sur la zone pastorale de Guingamp.

Dans mon pays, pour les célébrations, le prêtre est très entouré par de nombreux enfants de chœur, plusieurs chorales et par de nombreux responsables de la communauté et de mouvements. Nous ne sommes pas pressés par l’heure. Pour les grandes occasions les messes peuvent durer 4 heures !

Tous les 2 ans, lorsque je reviens au pays, ils me taquinent en disant que mes homélies sont trop courtes ! »

Le père Peter faisait remarquer récemment : « Nous sommes désormais quatre prêtres sur la zone pastorale mais aucun n’est originaire du diocèse. »

Cette réflexion nous suggère la citation de Paul Valéry : « Mettons en commun ce que nous avons de meilleur et enrichissons-nous de nos mutuelles différences. »

Joël Le Biavant
(Sources : Ouest-France,
Bulletin paroissial de Corlay/Saint-Nicolas)

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