Le 24 décembre 2024, le pape François ouvrait solennellement la Porte Sainte de la basilique
Saint-Pierre du Vatican, symbolisant l’entrée du peuple de Dieu dans l’année jubilaire de l’espérance. Depuis, des millions de pèlerins du monde entier se sont succédé sur les pas des premiers chrétiens pour vivre une démarche de renouvellement de leur vie baptismale. Sans aller jusqu’à Rome, nous avons pu, localement, répondre à l’invitation du pape en empruntant différents chemins : en participant au pèlerinage diocésain à Sainte-Anne-d’Auray, en vivant la démarche paroissiale le 18 octobre à la cathédrale de Saint-Brieuc, en allant à la rencontre de frères et sœurs, en redécouvrant le sacrement de la réconciliation grâce à la lettre pastorale de notre évêque reçue le 6 mars, en reprenant le chemin de la prière personnelle … Cette année jubilaire a pu nous aider à réouvrir une porte laissée fermée depuis plus ou moins longtemps dans notre vie chrétienne.
À quelques semaines de la clôture de ce jubilé de l’espérance qui sera célébrée le dimanche 28 décembre dans notre diocèse, il serait dommage de refermer cette porte entrouverte comme si le temps de l’espérance s’achevait cet hiver. Non, l’espérance n’est pas finie ! Au moment d’entrer dans une nouvelle année liturgique, nous reprenons cet itinéraire bien connu que nous offre ce temps de l’Avent, jalonné par la rencontre du prophète Isaïe, de Jean-Baptiste, le précurseur, de l’Immaculée Conception. Autant de témoins d’espérance qui orientent résolument nos regards vers Celui qui vient !
Frères et sœurs, ne laissons pas se fermer les portes de nos cœurs, ne laissons pas se fermer les portes de nos églises. La lumière de l’espérance qui a illuminé nos regards de pèlerins ne peut être étouffée ; elle ne demande qu’à grandir, qu’à se répandre de proche en proche. Poursuivons le pèlerinage de l’espérance initiée cette année, sortons à la rencontre du Christ, allons à la rencontre de nos frères et sœurs en humanité pour cheminer avec eux. Chaque matin, au lever du jour, reprenons nos bâtons de pèlerins en priant avec confiance :
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerai-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.
Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »
(Psaume 26, 1.4.13-14)

Père Mickaël Levacher
Vicaire général





