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Année jubilaire à la communauté des Augustines de Gouarec

À l’occasion des 200 ans de l’implantation de la communauté des Augustines à Gouarec, Mgr Fruchaud, évêque émérite du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, présent pour quelques jours à la communauté, a donné une conférence devant les religieuses et amis de la communauté. Les Augustines sont des chanoinesses régulières hospitalières de la Miséricorde de Jésus de l’Ordre de Saint-Augustin.

Nous vous livrons ci-dessous quelques extraits de son intervention.

Thème de ces journées jubilaires :
Spes non confundit – L‘ Espérance ne déçoit pas Rm 5,5

Notre communauté aujourd’hui, dans ce monde et dans notre Centre Bretagne,
chemin et signe d’Espérance pour le monde actuel. 

Dans un monde en souffrance, les signes et les appels à l’Espérance :

  • les signes d’Espérance que donne la Communauté des Sœurs Augustines qui vivent au milieu de nous.
  • les signes d‘Espérance que le monde attend.
  • les signes d’Espérance que nous portons et que nous sommes appelée à offrir au monde. Être tous dans ce monde des canaux d’irrigation de l’Espérance.
I - Les signes d’Espérance que donne la communauté des sœurs Augustines.

Alors prenons tout d’abord un peu de temps pour regarder comment depuis 200 ans et encore aujourd’hui elles ont été et sont ‘signes d’espérance’ pour cette région et pour nous tous.        

Elles l’ont été et le sont :

  • en faisant beaucoup avec des moyens très réduits,
  • en allant toujours vers ceux qui étaient prioritairement dans le besoin les plus grands,
  • en tenant fermement et courageusement dans les heures, les jours, les années difficiles,
  • en accomplissant tout cela par le don total de leur vie. 

Elles accomplissent tout cela par le don total de leur vie à Celui qui est venu, dans un monde difficile en son temps, nous montrer les chemins de l’Espérance. 

C’est pour rendre grâce au Seigneur pour tous ces grands signes d’Espérance qu’elles ont donné, et donnent encore aujourd’hui, que nous vivons ce Jubilé en ces jours. Ensemble rendons grâce au Seigneur.

II - Les réels fondements de notre espérance dans les temps troublés et incertains qui sont les nôtres.

Posons-nous les questions :

  • où sont les sources de notre espérance quand nos vies sont assombries par des évènements personnels, familiaux, professionnels qui nous perturbent fortement ?
  • quels sont les réels fondements de notre espérance dans les temps troublés et incertains qui sont les nôtres alors que les équilibres toujours fragiles de notre monde sont profondément déstabilisés par les guerres très sanglantes qui sévissent en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et ailleurs encore ; quand des tensions économiques graves mettent les pays du monde entier dans une  concurrence qui les appauvrissent et entraînent des faillites d’entreprises industrielles, commerciales ou agricoles, des pertes d’emplois, et font que des personnes et familles entières arrivent à être sans ressources.
  • Dans nos propres vies, dans ce monde actuellement troublé qui est le nôtre et dans lequel nous devons vivre, où sont nos réelles, nos véritables sources d’Espérance pour que nous ne subissions pas tout cela, pour que nous ne sombrions pas dans la désespérance.

Les témoignages des sœurs que nous venons de recevoir en relisant ce qu’elles vivent ici depuis deux cents ans nous en donne les vraies bases. Ce qu’elles vivent nous en montrent les vraies sources pour nous chrétiens comme d’ailleurs pour tous les hommes qui cherchent le vrai sens de leur vie.

Je vous propose de nous attarder quelques instants sur le prophète Élie, grand personnage biblique de l’Ancien Testament, dont nous trouvons l’histoire longuement racontée dans le 1er livre des Rois aux chapitres 17, 18, 19, 21 et sur l’aventure des disciples d’Emmaüs que nous rapporte saint Luc en 24, 13-35.

Élie : ses fausses et ses vraies espérances

Élie serait né dans les années 930 avant Jésus-Christ, dans le pays de Galaad, actuelle Jordanie. Cette région est sous l’emprise du roi Achab et de la reine Jézabel réputée pour sa dureté envers ses sujets et ses infidélités envers le Dieu Unique d’Israël. Élie est chargé par Dieu d’avertir Achab, le roi d’Israël, de l’arrivée d’une sécheresse sévère et longue. « Le prophète Élie, de Tishbé en Galaad, dit au roi Acab : « Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d’Israël dont je suis le serviteur, pendant plusieurs années il n’y aura pas de rosée ni de pluie, à moins que j’en donne l’ordre. » I R 17,1 Achab et Jézabel accusent Élie d’en être le responsable. On le pourchasse. Accablé, désespéré, il est obligé de fuir au désert. Le torrent près duquel il séjourne s’assèche. Il n’a plus rien, il croit mourir., puis il est envoyé à Sidon où une veuve de la ville de Sarepta le reçoit et le nourrit avec ses maigres et dernières ressources. Parce qu’elle l’a accueilli il lui assure que ses maigres provisions ne s’épuiseront pas jusqu’au retour de la pluie. Il ressuscite même son fils décédé subitement.

La troisième année de la sécheresse Dieu renvoie Élie auprès du roi Achab et de la reine Jézabel. Il sait que son retour est périlleux. Achab et Jézabel lui en veulent toujours à mort. Il les affronte. Il leur reproche même de s’être tournés vers les dieux baals, les faux dieux. Il propose comme une confrontation entre tous les baals et le Dieu unique, le vrai Dieu. Tous les baals sont impuissants, leurs longues prières ne servent à rien, la courte prière d’Élie fait tomber le feu du ciel sur les offrandes. Dieu l’exauce. Enfin aux yeux de tous il va pouvoir vivre en paix ! Il n’en est rien. Jézabel est encore plus furieuse et cherche à nouveau à le mettre à mort. Il fuit à nouveau au désert et se réfugie dans une grotte. Dieu lui a promis de le visiter. Le passage de Dieu va être pour lui un signe fort.    

Quels sont les grands signes que nous donnent Élie ? J’en relève deux … il y en aurait beaucoup d’autres.

  • Les missions que Dieu nous confie sont parfois bien exigeantes, nous obligent à bien des ruptures avec nos désirs, nos projets.

Passer de l’abattement, de la désespérance à l’espérance nous obligent à bien des ruptures avec nos désirs, nos projets mais nous conduit toujours sur les chemins de la Vie.

Élie nous offre un second signe. 

  • Dans les moments les plus désespérés et périlleux de la vie Dieu se manifeste et est bien présent.

Sachons prendre le temps de le percevoir. Sachons nous aider à écouter les murmures des brises légères. Notre espérance restera vive. Nous poursuivrons nos routes en semant l’Espérance. 

Les disciples d’Emmaüs : de la déception totale à l’espérance active.

Les deux disciples, après les évènements qui avaient conduit Jésus sur la croix, avaient quitté Jérusalem complètement désespérés et rentraient chez eux.

Comme les disciples d’Emmaüs, aujourd’hui encore, ce qui nous permet de passer de la désespérance à l’espérance, des ténèbres à la lumière, de porter cette espérance au monde : 

  • c’est de savoir, se laisser rencontrer sur nos routes par les autres même s’ils nous dérangent.
  • c’est d’accepter, d’écouter ce que les autres ont à nous dire de leurs souffrances, de leurs inquiétudes, des causes de leur désespoir.
  • c’est d’accepter encore de regarder les évènements avec un autre regard, de se laisser décentrer de sur soi-même où la souffrance nous enferme. En acceptant la relecture que leur proposait Jésus les deux disciples désespérés commencèrent à se laisser transformer pour regarder les évènements tout autrement. « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant quand il nous parlait … »
  • c’est inviter les autres à s’asseoir à nos tables, aux tables de nos vies, à laisser les autres nous entraîner plus loin encore. Nous ne retrouverons pas seuls les chemins d’espérance.
  • c’est de venir s’asseoir à la table qui donne la vie. C’est à la ‘fraction du pain’ qu’ils reconnurent Jésus. Le grand lieu de l’Espérance pour nous chrétiens c’est l’Eucharistie ! Ne négligeons jamais de nous asseoir à cette table. Venons fréquemment recevoir le Christ. Lui seul donne vraiment l’Espérance au monde.

Quels grands signes d’Espérance nous donnent les récits bibliques, les scènes évangéliques, quand nous prenons le temps de les relire, de les méditer, de les laisser nous interpeller ?

Les réels fondements de notre espérance dans les temps troublés et incertains qui sont les nôtres sont là et nulle part ailleurs.

III – Les signes d‘Espérance que le monde attend, ceux que nous portons et que nous sommes appelés à offrir au monde.

À quoi nous servirait de nous aveugler, d’ignorer le réel ?

  • oui la guerre militarisée est bien là dans notre monde. Elle est en Europe entre l’Ukraine et la Russie et de bien des manières nous y sommes mêlés. Oui elle est au Moyen-Orient et pas seulement entre Israël et la Palestine, mais au Liban, en Jordanie, en Syrie … Elle est au Soudan même si on en parle peu. Elle est aux frontières du Congo et entre les pays voisins. Elle est dans certains pays de l’Amérique latine entre des fractions rivales. Chaque jour ce sont de très nombreuses victimes et même loin des lieux de combats.

  • oui la guerre économique est bien là dans notre monde. Elle ne s’exprime pas que dans l’augmentation des droits de douane dont on parle beaucoup mais dans la manière dont on utilise celles et ceux qui produisent les biens qui circulent dans le monde. Elle s’exprime encore par la recherche de la main mise sur les terres des pays pauvres économiquement mais qui recèlent des richesses minières très convoitées.

  • oui les conflits de tous ordres politiques, sociaux et même juridiques sont bien là dans notre propre pays. Ils viennent rompre, voire interdire, la cohésion nationale qui serait nécessaire pour rechercher et établir plus de justice et de paix intérieur pour le bien de tous.

  • oui les tensions parfois fortes et même violentes sont bien là aussi, plus proches de nous, dans les entreprises et les services, dans nos communautés locales, sur nos lieux de travail, dans nos associations, au cœur même de nos familles. Nous savons à quel point elles interviennent dans nos propres vies et nous font souffrir.

  • oui les difficultés pesantes sont bien là entre les communautés religieuses qu’elles soient juives, musulmanes, chrétiennes. Des actes graves sur les personnes et les biens sont commis.

  • oui même nos communautés chrétiennes, notre Église catholique n’est pas exempte de tout reproche … loin de là. Nous en souffrons tous et nous en sommes très meurtris surtout quand des évènements graves nous touchent de très près, bousculent nos communautés, nos paroisses.

Il est impossible, il est inutile et il serait même grave d’ignorer tout cela. Nous ne serions pas dans notre monde actuel, dans notre monde réel.

 Mais n’en restons pas là. Surtout n’en restons pas là où les médias de toutes sortes, les réseaux sociaux si nous les fréquentons, nous enferment en nous donnant parfois de fausses informations, des nouvelles erronées, en rapportant des faits graves dont nous n’avons pas la possibilité d’en connaître l’exactitude.

Aidons-nous à percevoir les signes positifs, les lueurs d’espérance qui trouent les ténèbres qui nous environnent :

  • qui nous parlent de tous les élans de solidarité, d’attention à l’autre même s’il est l’ennemi, qui se vivent dans les tranchées guerrières. Récemment j’ai entendu le témoignage d’un prêtre, aumônier dans les tranchées ukrainiennes qui était édifiant.

  • qui nous parlent de tous ces Soudanais qui font des kilomètres à pied pour apporter un peu de  nourriture à des villages isolés et une population affamée. Certains soirs la chaîne KTO donne des reportages émouvants sur ces actions ignorées mais qui édifient aussi fortement le monde que les guerres détruisent.

Plus proche de nous, aidons-nous à percevoir tous ceux et celles qui dans les restaurants sociaux, les accueils des sans-logis où les ‘maraudes nocturnes’, les secours aux enfants maltraités et dans tant d’autres lieux … donnent beaucoup de leur temps, de leur force, et témoignent beaucoup d’amour pour apporter un peu de chaleur humaine à celles et ceux qui vont passer la nuit dehors ou qui sont isolés ou encore dans la souffrance.

Comment passer à côté de tant d’actions quotidiennes, comment ne pas voir tous ces actes, tous ces efforts généreux, tout ce partage, même financier, pour venir en aide à la recherche médicale ou secourir celui qui, proche de nous, est dans le désarroi ?  Ouvrons les yeux sur tout ce qui ne fait pas bruit, qui n’est pas à la une des journaux ou dans toutes les informations qui circulent sur les tous les réseaux sociaux … mais qui sont fortement porteurs d’espérance et qui construisent le monde quand tant de forces contraires le détruisent.

Vous connaissez l’adage souvent entendu mais qui dit beaucoup : ‘Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse’. Voyons toutes ces pousses qui sont bien là et qui grandissent et constitueront les forêts de demain. Sans elles nous n’aurions pas eu les grands chênes qui ont reformé la belle voute actuelle de Notre-Dame de Paris. Soyons nous-mêmes ces pousses qui déjà forment et solidifieront notre monde aussi beau que le sont les grandes cathédrales du monde. Osez espérer ce n’est pas un vain espoir utopique. C’est une réalité déjà présente qu’il nous faut savoir regarder et nous aider à bien voir mais aussi dans laquelle il nous faut tous et avec ténacité nous investir.

Osons, tout en situant bien le mal, le péché du monde, là où il est,… oui osons tous voir les actions quotidiennes bien plus fortes et nombreuses qui édifient notre monde sur des bases solides. Si nous sommes chrétiens, osons dire où et en Qui nous puisons cette force pour être ‘les canaux d’espérance’ qui irriguent le monde : le Christ Sauveur.

Voilà un premier point d’attention si nous voulons en cette année jubilaire et toujours être porteurs d’Espérance.

Il y a un second point.

L’engagement résolu, chacun selon ses possibilités et ses charismes,

Engageons-nous résolument et avec courage chacun selon ses possibilités actuelles et ses charismes, dans un travail constructif de ce monde.

  • Ce monde ! N’allons pas le chercher sur des terres lointaines, – sauf si par appel et vocation, particulière nous sommes appelés à partir – ce monde il est à notre porte, là où nous vivons, avec les nôtres, avec nos voisins, avec les gens de notre village, de notre commune, de notre région. Ce monde il est là dans nos relations quotidiennes, nos lieux de travail et de rencontres.

  • Ce monde il est dans la situation de notre région telle qu’elle est dans sa réalité géographique, ce Centre Bretagne, pas le Centre Bretagne d’hier mais celui d’aujourd’hui que vous connaissez bien, celui dont vous percevez toutes les richesses, les possibilités encore bien présentes et réelles mais aussi toutes les limites actuelles économiques, structurelles, démographiques. C’est bien dans ces lieux précis puisqu’ils sont vos réalités de vie, qu’il faut vous investir. Il y a tant de lieux pour le faire. Il y a tant de personnes qui attendent une visite. Il y a tant à apporter dans des lieux d’échanges, de rencontres, de loisirs même. Comment entendre sans effroi cette phrase prononcée parfois dans la désespérance : ‘Chez nous il n’y a plus rien à faire !’ ? Regardons ensemble, cherchons ensemble, inventons ensemble. 

  • Ce monde, pour apporter notre part à sa construction aujourd’hui, nous demande de savoir nous arrêter, prendre le temps de se poser, de réfléchir ; prendre le temps de nous retrouver avec d’autres pour mieux percevoir les lieux d’action, les chemins à prendre et se soutenir sur ces sentiers, les baliser, les aplanir quand ils sont trop caillouteux. Seul nous n’allons pas loin. Avec d’autres tout devient possible. Vous connaissez aussi l’adage : ‘les petits ruisseaux font les grandes rivières. ‘
     
  • Ce monde, pour lui apporter l’espérance dont il a besoin, attend de nous, si nous avons la foi, que nous nous nourrissions aussi de la Parole de Dieu qui va donner sens à toutes les actions entreprises et soutenues dans le temps. Pour cela osons prendre les responsabilités qui nous sont possibles dans la paroisse, les communautés locales, les églises dont nous sommes proches et parties prenantes. Nous avons tous notre pierre à apporter à la construction de notre Église. Ne laissez pas vos prêtres seuls !

 

Voilà un second point d’attention si nous voulons en cette année jubilaire et toujours être porteurs d’Espérance.

Il y en a un troisième que je vous propose.         

L’affrontement courageux des obstacles.

Il serait inutile, il est irréel de croire et même de penser que tous les obstacles pourraient disparaître de nos vies. Espérer ce n’est pas attendre qu’il n’y ait plus d’obstacle, plus de difficulté, plus de souffrance.

Ne confondons pas nos espoirs humains bien légitimes : celui de notre santé et de la santé de nos proches, celui de la réussite à un examen, celui de la visite d’un être cher éloigné, celui que le voyage que nous avons projeté se fasse sans encombre, etc … tout cela et tant d’autres sont des espoirs humains bien légitimes et il n’est pas interdit de les demander au Seigneur et même par l’intermédiaire de Notre-Dame de Toute-Aide ! Mais, l’Espérance chrétienne est d’un autre ordre. 

En nous montrant les chemins de l’Espérance, en nous demandant d’espérer, le Christ nous a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » Jn 14,6 La véritable Espérance c’est de vivre du Christ et dans le Christ aujourd’hui, et demain et toujours dans l’Éternité bienheureuse. Quel ‘chemin’ nous a-t-il montré pour y accéder ? Ce chemin nous en avons toujours le signe sous nos yeux, dans nos maisons chrétiennes, dans nos églises et même heureusement encore sur nos routes : ce chemin c’est la croix.

Il nous a bien dit : « Celui qui veut marcher à ma suite, moi l’Espérance du monde, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » Mt 16, 24-25 Il ne nous l’a pas simplement dit, il a lui-même porté la croix et en a connu toute l’horreur, toute la souffrance, toute l’ignominie.

En prenant notre condition humaine il voulait nous montrer qu’aucune vie humaine serait exempte de souffrance, de difficulté, de croix. Il nous a montré combien la souffrance était un mal qu’il fallait combattre par tous les moyens possibles mais puisqu’elle est une réalité de nos vies humaines qu’aucune vie humaine ne peut en faire l’économie, elle ouvre sur la véritable Espérance, LA VIE. Après la croix, après la nuit du tombeau, il a eu le matin glorieux de Pâques.

Dans la plus grande souffrance, dans le désespoir le plus profond où la mort du Christ sur la croix et sa mise au tombeau les avaient plongés, les apôtres, les disciples, toutes les femmes de son entourage et bien d’autres qui l’avaient suivi étaient complètement abattus, désespérés. « Nous avions cru … mais tout est fini ! » Jn 24, 21 disent les disciples d‘Emmaüs, mais il est sur leur chemin, il est avec eux, il manifeste sa présence par le grand signe du ‘partage du pain’. La souffrance, aussi cruelle qu’elle puisse être, n’est jamais une fin pour l’homme. Elle ouvre toujours sur un chemin de Vie. Au cœur de notre souffrance Quelqu’un est là qui nous dit : ‘je suis la VIE’. Toute l’Espérance est là.

Cette Espérance est ouverte et accessible à tous. Il nous appartient de la dire, de la manifester par notre manière d’être et de vivre, de la crier au monde.

À travers les actions de beaucoup en ce monde, ici même dans votre région, des canaux d’espérance sont creusés chaque jour et irriguent ce monde. C’est le Seigneur qui sait faire surgir de nos détresses des semences d’espérance.

N’est-ce pas tout le grand message que nous redisent les sœurs Augustines qui nous rassemblent aujourd’hui pour le deuxième centenaire de leur implantation en ce lieu ? 

Avec elles et ensemble, rendons grâce au Seigneur pour les grands signes d’Espérance qu’elles ont toujours donnés et nous donnent encore aujourd’hui.

Quand vous regarderez la plaque commémorative qui a été fixée sur la façade de ce qui fut leur première maison, – au-delà de toute l’œuvre accomplie et qui a été un grand canal de vie pour toute cette région -souvenez-vous qu’elles nous ont surtout montré Celui qui, depuis sa mort et sa résurrection, est l’Espérance du monde : Le Christ.

Oui, soyez ‘canaux d’espérance’ pour notre monde, pour cette région Centre Bretagne, pour ces Côtes d’Armor, pour ce diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier !

Que Notre-Dame de Toute-Aide nous aide à être tous de
ces canaux d’espérance !

Mgr Lucien Fruchaud

Mgr Fruchaud, évêque émérite du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier

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C’est guidé par l’Esprit que Syméon reconnait Jésus !
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Nous te confions plus particulièrement aujourd’hui ceux que tu appelles à une vie consacrée.

AMEN

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