Le samedi 10 mai, rendez-vous est donné, à Rostrenen, à 6 heures pour prendre le car, en direction de Lisieux.
Après un arrêt à Corlay pour récupérer quelques pèlerins, nous sommes accueillis à l’Ermitage Sainte-Thérèse pour le gîte et le couvert. En début d’après-midi, après le repas, nous assistons à une conférence sur le thème de l’année jubilaire « Pèlerins d’espérance » donnée par le père Maur Traore, en résidence à Lisieux pour quelques mois.
À 15 h 30, visite du carmel où sainte Thérèse a vécu sa vie religieuse de 1888 jusqu’à sa mort, en 1897.
L’aménagement de la chapelle favorise un espace de silence et de prière, les pèlerins peuvent se recueillir devant la châsse de sainte Thérèse contenant ses reliques.
En soirée, une guide nous fait découvrir la cathédrale Saint-Pierre. C’est l’un des rares monuments lexoviens rescapé des bombardements de 1944, joyau architectural de l’art gothique normand, presque millénaire. D’une longueur de 110 mètres, elle a une hauteur de 20 mètres sous la voûte.
C’est dans cet important édifice que Thérèse assistait aux messes dominicales avec son père et ses sœurs depuis une petite chapelle absidiale.
La construction de l’actuelle cathédrale est due à l’initiative de l’évêque Arnoul et se situe entre les années 1160 et 1230. Notons au passage que le siège épiscopal de Lisieux fut occupé, au 15ème siècle, par Mgr Pierre Cauchon qui, en 1431, avait fait condamner Jeanne d’Arc à être brûlée vive comme hérétique.
Le dimanche 11 mai, après un réveil un peu plus tardif, nous nous rendons à la basilique Sainte-Thérèse pour une visite guidée : le pape Pie XI, qui avait canonisé Thérèse en mai 1925, désirait vivement la construction d’un sanctuaire et, selon ses termes : « Il faut faire très grand, très beau et le plus vite possible. »
La basilique peut contenir 3000 pèlerins, aucune colonne n’arrête le regard.
Bâtie sur une colline, c’est l’une des plus grandes églises du 20ème siècle. Les pèlerins aiment aussi s’attarder sur les mosaïques et les vitraux réalisés dans les ateliers de Pierre Gaudin, artiste formé suivant la tradition des maîtres-verriers du Moyen-Âge.
De style romano-byzantin, nous avons pu admirer l’arc triomphal avec, au centre, le Père éternel, les bras ouverts, en signe d’accueil.
Puis nous sommes descendus dans la crypte, superbement décorée de marbre et de mosaïques représentant la vie de sainte Thérèse. Depuis 2008, elle renferme aussi la châsse de saint Louis et de sainte Zélie Martin, les parents de Thérèse.
Près de la basilique, le campanile, achevé en 1975, abrite 51 cloches et appelle les fidèles à la messe dominicale à laquelle nous avons eu la joie d’assister et nos trois prêtres, Gaëtan, Cosme et Peter, concélébraient avec le prêtre de la basilique.
Après le repas, en raison de l’affluence et de l’exiguïté des lieux, la visite des Buissonnets fut rapide.
En 1877, peu après le décès de Madame Martin, à Alençon, la famille s’installe dans cette maison où Thérèse passera onze ans de sa vie avant son entrée au carmel. Cette demeure, entourée d’arbres, fut « le doux nid d’enfance de la petite Thérèse. »
Et c’est le cœur joyeux que nous reprenons le car avec nos 57 passagers, groupe intergénérationnel de 3 à 92 ans qui a sereinement cohabité pendant ces deux jours.
Un merci particulier à Sophie pour l’important travail réalisé dans l’organisation et la programmation de ce pèlerinage. Nous pouvons la féliciter pour ces belles journées pleines d’enthousiasme et de recueillement.
« C’est la confiance et rien que la confiance
qui doit nous conduire à l’Amour. » (Sainte Thérèse).










