Saint Gildas (493 – 570), dit Gildas le Sage, fêté le 29 janvier
Kristenien an Arvorig, ha ni holl Vretoned
Meulomp holl a-greiz kalon hon fatron binniget ;
Meuleudi da Sant Weltaz ken mat evit hor bro,
E vennozh war hon farrez ha warnomp tro war dro
Chrétiens de l’Armorique, et nous tous, Bretons,
Louons du fond du cœur notre patron béni.
Louange à saint Gildas si bon pour notre pays,
Sa bénédiction soit sur notre paroisse et sur nous (habitants des) environs.
Gildas naît en 493, dans le royaume de Strathclyde près de Glasgow, au nord de la Bretagne insulaire, dans une famille noble chrétienne.
Son père l’envoie étudier au monastère de Saint-Iltud, au Pays de Galles. Il y rencontrera saint Samson et saint Pol de Léon, et y fera de brillantes études.
A l’âge de 25 ans, il accède au sacerdoce, au Pays de Galles, puis va en Écosse et en Irlande, à la demande de sainte Brigitte de Kildare, en compagnie
Ecrivain renommé
Aux alentours de l’an 530, il écrira la première partie de son livre connu : « De excidio et conquestu Britanniae ». Ce livre parle de la destruction de la civilisation romaine par les barbares et explique pourquoi la Grande-Bretagne est l’une des rares régions de l’empire romain qui n’ait pas adopté le latin. Il constitue une des sources majeures pour l’histoire de la Grande-Bretagne.
La deuxième partie de ce livre sera écrite, ultérieurement, à Questembert.
Installation en Armorique
Il effectua ensuite un voyage à Rome, puis arriva en Armorique où il fonda de nombreux monastères qui seront des lieux d’éducation et d’évangélisation, le plus célèbre étant celui de Saint-Gildas-de-Rhuys dont il deviendra l’abbé.
Il se serait tout d’abord établi sur l’île d’Houat puis, sa sainteté ayant été reconnue, le comte de Vannes va lui attribuer des terres à Rhuys.
Dans son monastère, il opère de nombreuses conversions et plusieurs miracles. Il va rédiger une règle de vie monacale moins sévère que celle de saint David.
Il y demeurera dix ans en collectivité, puis, désirant vivre dans la solitude, il s’installe dans une grotte avec son ami Bieuzy. C’est là qu’il intervient en faveur de sainte Tréphine que son mari, Conomor, roi de la Domnonée, avait décapitée. Il lui rendit la vie.
Un ermitage sera créé, sur les bords du Blavet, et sera appelé Bieuzy.
Vers 565, à l’appel du roi Ainmire, il entreprend un deuxième voyage afin d’évangéliser en Irlande.
Il reviendra en Armorique et va s’installer sur l’île d’Houat où il mourut le 29 janvier 570. Les reliques du saint seront entreposées à l’abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys.
Saint thaumaturge
Saint Gildas est invoqué contre la rage, les maux de dents et les maladies mentales. Une fontaine est placée sous son vocable, à Lanildut, fréquentée par les fidèles pour leurs enfants atteints de convulsions. Une autre fontaine existe à Laniscat, à Cast (Finistère) où il est invoqué pour guérir de la fièvre et protéger les chiens de la rage.
Il est également le protecteur des chevaux. Il est le patron des historiens gallois et des fondeurs de cloches.
Saint Gildas est honoré dans plus d’une cinquantaine d’églises, de chapelles et de fontaines, en Bretagne. Pour notre paroisse, nous avons les églises de Laniscat et Trémargat et la chapelle de Saint-Gilles-Pligeaux.
Il existe une association des Amis de l’abbatiale de Saint-Gildas-de-Rhuys qui organise des visites guidées de l’édifice, ainsi que des concerts.
Selon l’historien Léon Fleuriot : « Gildas mérite d’être considéré comme le plus important des pères de la littérature latine de notre Bretagne. »
À Carnoët, une chapelle de Saint-Gildas se trouve en contrebas de la colline de la Vallée des Saints où est édifiée une statue.

Brigitte Géléoc
(sources : Buhez ar Sent – Bernard Rio – Hippolyte Gancel)







