Pentecôte vient du grec « pentekoste » qui signifie « cinquantième ». Cette fête est célébrée le septième dimanche après Pâques. Pour rappel, c’était, à l’origine, une fête juive. Dans le christianisme, la Pentecôte est la descente de l’Esprit-Saint sur les Apôtres, 50 jours après la Résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. Elle clôt le temps pascal pour nous ouvrir sur le temps ordinaire de l’année liturgique.
Chers lecteurs et chères lectrices, nous allons simplement nous appuyer sur la première lecture et l’évangile de cette solennité pour faire nôtres la richesse et la profondeur du don de l’Esprit-Saint.
Rappelons en passant que le Saint- Esprit est une personne divine qui scelle l’union entre le Père et le Fils. Il est au cœur de la vie trinitaire. Et puisqu’il est immatériel, on le découvre à travers ses manifestations ou simplement à travers ses dons : la sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la science, la piété, la crainte de Dieu.
Que comprendre de l’épisode basé sur Ac 2, 1-11 ?
D’abord la mention de 50 jours après la Résurrection nous renvoie à la commémoration du don de la Loi sur le mont Sinaï et ce rapprochement est bien saisissant : tout comme la Loi mosaïque a transformé en Peuple de l’Alliance des tribus hétéroclites d’esclaves affranchis, de même l’Esprit-Saint fait des disciples timorés et désemparés une Église de témoins intrépides. La peur a disparu…
Ensuite le visage d’une Église une et apostolique. Les foules, accourues de partout, entendent, chacun dans sa propre langue, le message proclamé par les apôtres. Il y avait, ce jour-là, à Jérusalem, des pèlerins venus de toutes les contrées d’Israël et de la diaspora. En nous référant aux Actes des Apôtres, on pourra compter jusqu’à 16 peuples dont la présence préfigure déjà l’universalité du message évangélique.
Une remarque qui pourrait nous éclairer c’est ce rapport antithétique entre la Pentecôte et le récit de la « Tour de Babel » (Cf Gn 11,1-9). À Babel, la multiplicité des langues entraîna la division et la dispersion…, à la Pentecôte l’Esprit- Saint crée la communion au-delà des différences. À Babel, les hommes avaient l’ambition de se lancer dans la conquête du ciel pour s’emparer des prérogatives divines…, à la Pentecôte c’est l’Esprit-Saint qui introduit les peuples de la terre au cœur de la vie de Dieu.
Nous appuyant sur l’évangile du jour (Cf Jn 20, 19 -23), nous pouvons remarquer rapidement que le premier mot de notre Seigneur après sa Résurrection est « PAIX » et le premier don après sa Résurrection est « PARDON ».
Chers lecteurs, chères lectrices, la paix n’est pas un mot, c’est un comportement… le pardon n’est pas un mot, c’est un comportement… Avec humilité, dans le discernement, la prière et la disponibilité à la volonté de Dieu, nous pouvons tous témoigner au monde que l’Esprit-Saint est toujours à l’œuvre… oui il a besoin de toi… il a besoin de moi.
Esprit-Saint, éclairez-nous !















