Paroisses de Haute Cornouaille

Corlay - St Nicolas du Pélem

Gouarec

Rostrenen

Maël-Carhaix

Mourir pour ne pas manger de porc ?

maccabees

10 novembre 2019 – 32ème dimanche du Temps Ordinaire
1ère lecture : 2ème livre des martyrs d’Israël

Le livre des Maccabées

On comprend pourquoi ce nom propre a pris chez nous une telle connotation ! Il est rempli de scènes de violences, généralement perpétrées par les séides du roi grec Antiochus qui voulait faire l’unité religieuse de son empire en éliminant l’exception juive. On nous raconte la mort des sept frères condamnés les uns après les autres à une mort sanglante sous les yeux de leur mère. Le point sensible était la consommation de la viande de porc, que la Loi n’autorisait pas.

Tout n’est-il que spirituel ?

Le catholique d’aujourd’hui se sent à mille lieues de ce genre de résistance forcenée. Qu’on souffre pour sa foi, passe encore – même si on espère que ces choses-là n’arrivent jamais –, mais mourir pour un interdit alimentaire, quel fanatisme ! Il ne savait donc pas, ce pauvre jeune homme, que, dans une religion évoluée, tout est spirituel, Dieu n’a que faire de notre menu. Regardez comme nous savons faire aujourd’hui : on nous a dit qu’on pouvait remplacer l’abstinence de viande du vendredi – toujours inscrite dans le Droit canon – par une autre privation ou par un acte de charité plus appuyé, eh bien qui s’en soucie aujourd’hui ? On a même oublié que cela existait et on ne s’en porte pas plus mal. La messe du dimanche, c’est important, mais si, pour y aller, il faut refuser un repas en famille, on fera passer la bonne entente avant l’obligation. Quand même : on ne va pas gêner tout le monde pour une messe, ce ne serait pas très charitable. On ira le dimanche suivant – et on communiera sans se confesser, bien sûr. Il n’y a pas encore si longtemps dans les pays où les fêtes d’obligation tombaient un jour qui n’était pas chômé dans le pays concerné, les prêtres prévoyaient des messes très tôt le matin – ou très tard le soir – pour permettre à tous d’y assister. Maintenant on n’a plus besoin de cela : on déplace la messe en question au dimanche suivant et tout le monde est content.

Quand il n’y a plus de signe…

Qui ne perçoit que cette religion soi-disant plus spirituelle est tout simplement une religion en décadence accélérée ? C’est vrai que tous les signes sont discutables, que tous les aliments sont purs, et plus encore que « le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ». Mais quand il n’y a plus de signe, quand on n’a jamais l’occasion de donner à Dieu la première place dans sa vie concrète, quand notre confort devient la seule valeur intangible que nous préservons à tout prix, il faut s’inquiéter. Jésus vivait dans un monde où la présence de Dieu dans la vie sociale était une évidence. Il pouvait se permettre de mettre un peu de mou et de rappeler la priorité des attitudes intérieures.

La présence de Dieu dans la vie sociale était une évidence

Mais nous ne sommes absolument plus dans cette situation. Le Christ était sensible aussi aux négligences qui déshonoraient le culte : saint Marc (11,15) nous dit qu’ « il ne laissait personne transporter d’objet à travers le Temple ». Rien que ce petit détail nous prouve l’importance qu’il attachait à l’attitude respectueuse dans les réalités du culte. Il a lui-même jeûné – très longuement –, il a porté des phylactères, accompli des pèlerinages, célébré les fêtes avec le décorum requis. Peut-être faudra-t-il inventer d’autres signes. Mais de toute façon il en faudra. Et il faudra se battre pour y être fidèles, même au détriment de la bonne entente, si c’est nécessaire. En tout cas, en dépit de notre paresse et de notre négligence. Père Michel Gitton
Prêtre du diocèse de Paris et fondateur
de la communauté apostolique Aïn Karem.

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jeudi 05 août 2021

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Catéchèse

Nous avons débuté l’année scolaire avec un calendrier de plusieurs dates pour les Catés/dimanche ; mais la situation sanitaire a imposé de revoir nos interventions en catéchèse avec les enfants de la Zone de Rostrenen.

Depuis le début du mois de février, l’équipe des catéchistes propose la catéchèse en alternance entre Rostrenen et Corlay les mercredis soit de 10h à 11h30, soit de 14h à 15h30 ou soit les samedis de 10h à 11h30.

Pour voir l’ensemble du programme, cliquer ici

Pour inscrire vos enfants il convient d’appeler au presbytère de Rostrenen ou Louis Le Mée au :
07 55 62 77 80.

Baptême

Actuellement il ne nous est pas possible de prévoir les rencontres de préparation au baptême. Toutefois les familles qui souhaitent faire baptiser leur enfant au cours de l’année peuvent contacter le presbytère pour les démarches avec la possibilité de fixer une rencontre avec un prêtre.

Mariage

Les journées de préparation ne sont pas fixées mais, dès à présent, les couples qui souhaitent se marier peuvent contacter le presbytère pour fixer une rencontre avec un prêtre

Prions pour les vocations

Février 2021

Marie et Joseph emmènent Jésus au temple pour le présenter au Père et qu’il lui soit consacré.

C’est guidé par l’Esprit que Syméon reconnait Jésus !
Seigneur, nous te rendons grâce pour les hommes et les femmes qui te consacrent leur vie.
Seigneur, que l’Esprit ouvre les cœurs et aide à discerner la vocation à laquelle tu appelles chacun de tes enfants.

Nous te confions plus particulièrement aujourd’hui ceux que tu appelles à une vie consacrée.

AMEN

Attention

Samedi 10 avril

Messe à Trébrivan à 17h00

et non pas à Treffrin

Vous nous quittez déjà ? Avez-vous donné au Denier ?

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