Messe d’installation du Père Jean Bernard Fortuma

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Messe d’installation de notre curé, le père Jean Bernard Fortuma

Le dimanche 27 octobre 2019, en l’église de Gouarec, « Dieu nous accueille en sa maison » : c’est par ce chant de procession d’entrée que débute la célébration d’installation du père Jean Bernard Fortuma comme curé des paroisses de Gouarec, Corlay/Saint-Nicolas, Maël-Carhaix et Rostrenen et responsable de la zone pastorale et l’accueil du père Anselme Atsou, comme prêtre coopérateur.

C’est également le jour de la réouverture au culte de l’église paroissiale, après deux années de travaux. Avant de remettre symboliquement les clés de l’église au père Jean Bernard, Monsieur Jean-Yves Le Guyader, maire de Gouarec, a souligné l’importance des travaux réalisés de l’ordre de 500 000 €. La charpente, la toiture, la sacristie et les peintures ont été entièrement refaites.

En début de célébration René Le Meur est intervenu au nom des quatre paroisses. Nous vous livrons ci-dessous quelques extraits de son intervention.

« En ce dimanche 27 octobre, Monseigneur, nous vous devons, à nouveau, bien plus qu’un merci. Comment ne pas voir dans les nominations de deux jeunes prêtres, une chance inouïe et toute l’espérance qui s’y attache ?

Le territoire de la zone pastorale qui se présente devant nous est comparable à un champ à travailler et à ensemencer. Que pouvons-nous en dire ? Il est vaste ce champ. Bien vert, plat et vallonné, d’une terre profonde ou légère, caillouteux aussi, tissé de granit et de schiste, tellement boisé et défriché de longue date, irrigué par tant de rivières et ruisseaux, et par notre fleuve, Le Blavet, majestueux en ses chaos. Un territoire, si beau et si complexe, ne peut être habité que par un peuple héritier d’une culture forte.

Ce peuple reste fier de sa langue, amoureux de sa musique et de ses danses. Ce peuple, il est juste parfait, enfin presque parfait.

Plus sérieusement, nous sommes, même si nous avons parfois un peu de mal à l’accepter, nous sommes de cette pâte, tellement humaine, totalement et terriblement humaine, dont on pourrait façonner le meilleur des pains. Te voilà prévenu Jean Bernard, le travail ne manquera pas.

Qu’en est-il des forces vives des trois grandes paroisses que tu vas continuer à sillonner ? Des énergies si nombreuses et variées qu’il me semble impossible de les lister, au risque d’en oublier.

Essayons de tracer quelques lignes, un peu rapides, bien trop rapides, comme l’esquisse d’un tableau à compléter. »

Après avoir présenté la zone pastorale René évoque les différentes paroisses :

Corlay / Saint-Nicolas-du-Pélem

Parmi les temps forts de l’année, on peut citer la messe à l’hippodrome autour du Père Christian et la crèche vivante animée par les jeunes de la paroisse pour la messe de la nativité.

Gouarec

Les sœurs Augustines, présentes depuis 1825, ont progressivement développé école, collège, lycée, maison de retraite, maison d’accueil pour adultes handicapés.

Par ailleurs, ce matin, mesurons nous combien cette première eucharistie, en cette église, fermée depuis un peu plus de deux ans, est un moment heureux et ressenti avec fierté !

Rostrenen et Maël-Carhaix qui apprennent à fonctionner ensemble pour de nombreux services.

Il insiste sur les atouts rostrenois :

  • La communauté des religieuses des Filles du Saint Esprit qui a fondé l’école Notre Dame.
  • Le groupe scolaire Notre Dame de Campostal dont fait partie Notre Dame de Gouarec.

Rappelons à cette occasion que six écoles primaires catholiques existent sur l’ensemble de la zone pastorale : l’école Saint Joseph à Corlay, l’école du Sacré-Cœur à Saint-Nicolas-du-Pélem, l’école Saint Georges à Gouarec, l’école Notre Dame à Rostrenen, l’école Saint Yves à Glomel, l’école du Sacré-Cœur à Maël-Carhaix.

  • Notons encore la présence du Village Saint Joseph, à Plounévez-Quintin, qui vient de fêter ses 20 ans.

Puis s’adressant au père Anselme : « Quelle joie de t’accueillir ! Tu nous viens aussi d’une terre sœur où tant et tant de missionnaires bretons, en différents pays, ont tout donné, allant parfois jusqu’à choisir d’y rester.

En quelques semaines nous devinons déjà, au détour de quelques échanges, combien tu découvres ici des chantiers passionnants. Coopérateur au service de la zone pastorale de Rostrenen, tu seras surtout pour nous l’un des prêtres envoyés en mission auprès de nos diverses communautés.

Jean-Bernard, Anselme, permettez-nous d’avoir une pensée pleine de tendresse pour vos parents, vos familles et vos amis qui vous ont vu tout quitter pour nous rejoindre. Au-delà des distances, au creuset de la beauté des cultures du monde, que notre prière soit pleinement fraternelle. Qu’ils soient tous pleinement associés à ce jour de fête et d’action de grâce. »

Dans son homélie Mgr Moutel a rappelé « le sens de la prière » en faisant allusion « au publicain qui, en toute humilité, a pris conscience de sa situation. » Il a parlé de la prière du pauvre qui traverse les nuées et nous a rappelé, à partir du psaume, que « le Seigneur entend ceux qui l'appellent et les délivre de leurs angoisses. »

Il a également rappelé son récent séjour à Haïti où il a été heureux d’être reçu et de rencontrer la famille du père Jean Bernard.

Pour conclure, retenons quelques paroles de notre nouveau curé :

« Je bénis le nom du Seigneur qui, par mon baptême, m’a accepté comme son enfant bien-aimé. Je bénis le nom du Seigneur qui me donne la joie de croire en son nom très saint. Merci Seigneur pour la foi que tu me donnes. Merci Seigneur de m’avoir appelé et de me confier cette noble responsabilité au sein de ton peuple.

Je remercie de tout cœur mes parents qui ne sont pas au milieu de nous ce matin physiquement, mais, de cœur, ils sont avec moi et moi avec eux. La plus grande demande qu’ils aient faite, dans leur vie, pour moi, c’était le jour où ils étaient allés voir le curé de la paroisse, de ma paroisse, pour demander de me baptiser, j’avais 7 mois de naissance. Ils ne m’avaient pas laissé la possibilité de choisir, comme ils ne m’avaient pas demandé si je voulais aller l’école. Merci maman, merci papa de m’avoir mis sur ce beau chemin, le chemin de l’amour, de la justice et du respect des autres !

Merci Monseigneur pour cette confiance et vous ne serez pas déçu. Je compte sur votre prière.

Je remercie le père Anselme pour sa collaboration, son sens d’écoute et ses disponibilités au service de la zone pastorale dont il est nommé comme coopérateur, ainsi que le père Célestin pour son aide précieuse.

Je remercie les anglicans qui sont avec nous ce matin. Je salue la présence de Joy, pasteure de l’église anglicane. »

Jean Bernard a insisté sur le rôle des nombreux bénévoles de la zone pastorale sans qui « les prêtres ne peuvent pas faire grand-chose, sans oublier les trois salariés. »

« Je remercie et félicite le maire de Gouarec et ses conseillers pour leur dévouement, pour leur attachement à l’église de Gouarec qui n’est pas uniquement un monument mais également et surtout un lieu où Dieu fait sa demeure, un lieu de recueillement, de méditation et de rencontre avec Dieu et entre nous, pour célébrer notre foi, nos joies et nos peines. »

Il a aussi souligné la présence de ses amis haïtiens venus de Paris pour cette belle célébration.

« Enfin, chères paroissiennes, chers paroissiens, il y a déjà deux ans et 20 jours depuis que je suis ici dans le Kreiz Breizh, auprès de vous, vous m’avez bien accepté. Continuez à m’accompagner. Merci pour vos paroles d’encouragement.

Merci à toutes et à tous ! Je vous porte toutes et tous dans mon cœur et dans mes prières. »

A la fin de la messe Mgr Moutel a remis à Louis Le Mée sa lettre de mission en tant que coordinateur de la catéchèse sur la zone pastorale, à compter du 4 novembre.

La cérémonie a été prolongée par le verre de l’amitié partagé sous les halles.

Joël Le Biavant

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