La Bible et notre culture populaire (2)

(Pour relire la 1ère partie: cliquer ici)

Après avoir parcouru la Genèse, découvrons le deuxième livre du Pentateuque : l’Exode.

Moïse de Michel-AngeCe terme d’une brûlante actualité évoque aujourd’hui ces millions de migrants arrivés en Europe, fuyant la guerre, la misère, les persécutions religieuses. Il nous rappelle aussi les heures sombres de l’occupation : l’exode des civils français fuyant les troupes allemandes.

Dans la Bible, ce mot désigne la sortie d’Egypte des Hébreux sous la conduite de Moïse, le don des dix commandements et les pérégrinations du peuple dans le désert du Sinaï en direction de la terre promise.

Un moïse, c’est une corbeille capitonnée qui sert de berceau portatif. Le nom de Moïse veut dire sauvé des eaux : en effet, les Hébreux étant esclaves en Egypte, la mère de Moïse veut sauver son fils car le pharaon envisageait de tuer tous les garçons nouveau-nés. Elle le plaça dans un panier en osier puis le mit sur le Nil. La fille du pharaon le trouva et l’adopta (Ch. 1 et 2).

Un buisson ardent (3,2) : c’est le lieu de la manifestation de Yahvé à Moïse. Celui qui va recevoir de l’Eternel la mission de délivrer les Hébreux de l’esclavage voit la présence divine se concrétiser grâce à ce buisson qui brûle sans se consumer. Ce terme, appelé aussi arbre de Moïse, est un arbuste méditerranéen épineux et ornemental, le pyracantha.

Une traversée du désert : c’est une période d’isolement forcé, difficile à vivre, un passage à vide. Au Ch. 15 « Moïse fit partir Israël de la mer des Roseaux. Ils se dirigèrent vers le désert de Shūr et marchèrent trois jours dans le désert sans trouver d’eau. »

Une véritable manne : c’est un don ou un avantage inespéré, le fait d’obtenir quelque chose sans s’en être donné la peine. Au Ch. 16, cette expression désigne la nourriture miraculeuse que mangent les Hébreux lors de leur séjour au désert.

Les plaies d’Egypte désignent une série de catastrophes. Se dit aussi d’une personne indésirable par ses paroles ou ses actions nuisibles. Dans la Bible, la libération des Hébreux fut obtenue après que Dieu a affligé l’Egypte de dix plaies.

Baisser les bras signifiant renoncer, abandonner, fait allusion au Ch. 17 quand les Hébreux ont besoin de l’aide divine. Celle-ci se manifeste quand celui qui les guide a les bras levés. Mais quand il se fatigue, ses bras baissent et le peuple est dominé.

La veuve et l’orphelin : symbolise aujourd’hui les faibles et les opprimés ; cette expression trouve son origine au Ch. 22 « Vous ne maltraiterez aucune veuve ni aucun orphelin. »

Adorer le veau d’or : aimer l’argent, les richesses matérielles. Dans la Bible, c’est le symbole de l’idolâtrie. En effet le veau d’or est cette idole en forme de veau, adorée par le peuple hébreu au pied du mont Sinaï malgré les protestations de Moïse et pendant qu’il s’entretenait avec Yahvé au sommet du Sinaï.

Une année sabbatique : désigne la période dans la carrière d’un salarié durant laquelle son contrat est suspendu, ce qui lui permet de se consacrer à d’autres activités. Le sabbat, d’où l’expression tire son nom, est le jour de repos que Dieu impose dans sa loi (31,15).

Le Lévitique : troisième des cinq livres du Pentateuque, doit son nom au terme lévite, prêtre hébreu issu de la tribu de Lévi. Son but est d’enseigner les préceptes moraux et les rituels religieux de la loi de Moïse.

Un bouc émissaire : cette expression, fréquemment utilisée, est souvent malencontreusement déformée en « bouquet mystère », voire en « bouquet misère » ! Elle désigne une personne sur laquelle on fait retomber les torts des autres, que l’on rend responsable des fautes commises. Au Ch. 16 du Lévitique, Dieu prescrit d’envoyer dans le désert, vers Azazel, un bouc expiatoire, chargé de toutes les fautes d’Israël.

Le livre des Nombres, quatrième livre du Pentateuque ainsi appelé par les traducteurs grecs à cause des recensements qui font l’objet des premiers chapitres. Il raconte l’errance des Hébreux depuis le Sinaï jusqu’au début de la conquête de la Terre promise.

Le Deutéronome forme un second code de lois, civiles et religieuses, après celui de l’Exode, d’où son titre de Deutéronome c’est-à-dire seconde loi). Cinquième livre du Pentateuque, il contient le récit des derniers discours de Moïse aux Israélites et le récit de sa mort, avant que ceux-ci n’entrent au pays de Canaan, sur l’autre rive du Jourdain.

L’Ancien Testament se poursuit avec les livres historiques.

Dans le livre des Juges :

Fort comme Samson (Ch. 13 à 16) désigne quelqu’un qui a une force exceptionnelle. La Bible raconte que la force de Samson provenait de sa chevelure. Il fit s’effondrer le palais des Philistins (ennemis légendaires des Israélites), dans lequel il était prisonnier.

Dans le livre de Samuel, au Ch. 17 c’est David contre Goliath : combat entre deux personnes de force inégale, le plus faible finissant par vaincre. Les Philistins envoient le géant Goliath (2,80 m et bien armé) combattre un guerrier juif. Le jeune berger, armé d’une fronde, lança un projectile qui atteignit son ennemi au front, puis il lui coupa alors la tête avec sa propre épée. Les Philistins furent vaincus.

Dans le premier livre des Rois : un jugement de Salomon désigne un jugement empreint de sagesse et d’équité, un jugement qui partage les torts entre deux parties. Relire le Ch. 3 pour voir comment Salomon sut discerner la vérité au cours d’un litige entre deux femmes qui se disputaient la maternité d’un nouveau-né.

Les trésors de la reine de Saba : cette expression marque un grand faste ; au Ch. 3, la reine de Saba arriva à la cour du roi Salomon chargée de présents.