« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15-21)

Bonjour à tous,

Encore un autre dimanche de Pâques, soit le sixième. Celui d’avant l’Ascension, c’est-à-dire : la montée de Jésus. Sincèrement, je me demande si les sermons publiés sur le site des paroisses sont importants. Est-ce que je respecte assez les convictions des lecteurs qui me lisent pour la Parole divine que je suis chargé d’annoncer ?

Beaucoup de réponses me sont déjà données par certains d’entre vous qui me disent que les homélies permettent aux paroissiens de rester connectés entre eux. Vous, qui les lisez, n’hésitez pas à les partager avec vos proches.

Vous vous souvenez que, dimanche dernier, les 12 apôtres avaient convoqué toute la communauté chrétienne pour choisir 7 frères pour se mettre au service des personnes les plus vulnérables. Et voilà que ce matin, dans la première lecture, l’un de ces 7 est déjà en mission. Il proclame le Christ dans une ville de Samarie. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient, non pas à Philippe, mais à la Parole qu’il enseignait : la Parole de Dieu.

Un deuxième enseignement de cette lecture : Philippe, en tant que diacre, a baptisé beaucoup de Samaritains au nom du Seigneur Jésus, mais il n’avait pas le pouvoir de l’imposition des mains pour donner l’Esprit Saint, c’est-à-dire donner le sacrement de confirmation. Deux des 12 disciples, les deux premiers qui ont constaté la résurrection du Christ (Pierre et Jean), arrivèrent de Jérusalem pour imposer les mains aux nouveaux convertis. Cela me fait penser à tous les catéchumènes, spécialement ceux de notre diocèse, qui attendent avec impatience leur baptême et le don de l’Esprit Saint.

Ce même Pierre, dans la deuxième lecture, nous demande d’être toujours prêts à défendre les raisons pour lesquelles nous croyons en Dieu et à défendre notre espérance. Saint Pierre nous parle également de deux choses qui peuvent nous faire souffrir : le bien et mal. Mais il poursuit : « Mieux vaut souffrir pour le bien si c’est la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal ».

Pour les baptisés (anciens, nouveaux et futurs) et les confirmés, c’est-à-dire évêques, prêtres, diacres, religieux, religieuses et laïcs, une belle promesse nous a été faite par Jésus avant de quitter ce monde pour passer vers son Père et Notre Père : « Je ne vous laisserai pas orphelin. Je prierai le Père et Il vous donnera un autre Défenseur : l’Esprit Saint » : l’Esprit d’amour du Père, l’Esprit de vérité.

 « Je ne vous laisserai pas orphelin. Je prierai le Père et Il vous donnera un autre Défenseur : l’Esprit Saint »

L’Esprit Saint est pour nous ce Paraclet, ce Défenseur qui intervient quand nous sommes mis en accusation au nom de notre foi, quand nous, nous sommes tournés en dérision. Nous le constatons tous les jours y compris dans l’Église qui est critiquée et très mal vue dès qu’elle prend position contre des orientations contraires à l’amour du Christ et à la loi divine. Mais heureusement, on a ce Défenseur qui intervient pour nous conseiller, nous encourager, nous consoler et nous soutenir dans les moments difficiles de notre vie.

Il est là aussi pour nous aider à prendre conscience des dérives de l’Eglise dont tous les baptisés sont membres. Il est là et il sera toujours là pour nous aider à faire la part des choses, pour nous dire que, non l’Église ce n’est pas uniquement les dérives, l’Église ce n’est pas uniquement les actes de pédophilie et les abus sexuels ni le cléricalisme. L’Église est aussi l’endroit où des croyants vivent des choses extraordinaires, l’endroit où l’amour et la charité sont quelquefois pratiqués, l’endroit où, pour le moment, chacun trouve sa place et se reconnait pour ce qu’il est : « Personne née à la dignité d’enfant de Dieu ».

L’Église est cette terre entière qui acclame Dieu, qui chante le Seigneur. Elle est tous ceux qui honorent Dieu de leurs lèvres et de leurs actes.

En effet, il y a de nombreuses associations dans lesquelles sont investies « des gens d’Église » du fait de leur charisme, mais qui ne sont pas forcément à l’origine de l’association

Enfin, c’est l’Église qui accompagne les familles endeuillées. Elle est ceux et celles qui tiennent la main de leurs frères et sœurs abandonnés et qui disent : Courage mon frère ! Courage ma sœur ! La vie n’est pas finie. L’Église c’est aussi ces quelques bénévoles qui vont dans les Ehpad pour faire sourire les résidents. Elle est aussi ces prêtres, surnommés : prêtres venus d’ailleurs par certains, qui, sans aucun avantage matériel, laissent leur terre natale pour partir en mission à plus de 8000 Km de chez eux.

L’Église c’est aussi ces femmes et ces hommes qui se sont réunis, malgré le froid et la chaleur, pour décider de l’avenir de leur communauté respective et qui se posent des questions entre eux : que pouvons-nous faire pour rendre heureux nos concitoyens ? Comment pouvons-nous subvenir aux besoins de cet étranger, de ce SDF, de cette femme humiliée par son mari et par la société, de cet enfant orphelin de père et de mère ? Et j’en passe…

Chers amis, mes frères, mes sœurs, Jésus nous demande de l’aimer. Comment ? En observant ses commandements. Quels sont ses commandements ? Ils ne sont pas nombreux, seulement deux : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Si nous pratiquons ces deux commandements, nous serons également les bien-aimés de Dieu.

Jeudi prochain, ce sera la fête de l’Ascension. Nous nous préparons à regarder Jésus qui s’en va vers le Père et qui nous laisse pour continuer sa mission : semer l’amour dans les cœurs.

Textes de références :
Livre des Actes des Apôtres 8,5-8.14-17.
Psaume 66(65),1-3a.4-5.6-7a.16.20.
Première lettre de saint Pierre Apôtre 3,15-18.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,15-21.

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Bonne méditation !

Jean Bernard, votre frère.