Le Congo, un pays riche qui fait la misère de ses habitants

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Le Père Georges Mutshipayi

Le père Georges, prêtre congolais au service de nos paroisses du Centre Bretagne a présenté son pays et son parcours. Le père Georges est prêtre de la République Démocratique du Congo et sur son parcours on retiendra, 28 ans de prêtrise, une licence en pédagogie appliquée, trois ans d’études à la Catho de Paris et une licence de théologie à la faculté catholique de Kinshasa. Cela l’amènera à occuper des postes importants dont la gestion des écoles catholiques du pays et là dit-il : « Je me suis heurté au pouvoir ». 

Sur la géographie du pays il le présente : « C’est un pays immense, le deuxième de ce continent, après l’Algérie. C’est aussi le 11ème pays du monde, traversé par un fleuve énorme, le Congo. Ce fleuve alimente une centrale hydraulique puissante car le fleuve a un débit constant et, paradoxe, il y a des quartiers de Kinshasa qui n’ont pas de courant car tout est vendu. » « Le Congo, ajoute le Père Georges, c’est une forêt immense, exploitée, détruite, pas replantée et le bois n’est pas travaillé sur place ; C’est aussi des minerais, comme le diamant, l’or, le cuivre, le coltan (qui permet la fabrication des téléphones portables). » Il ajoute : « Vous imaginez les conditions de travail dans ces mines, les Congolais ne profitent pas de leurs richesses, tout s’en va dans les multinationales, ces richesses sont leur misère. »

Conférence du Père Georges sur le Congo

L’assemblée à la conférence du Père Georges

Le contexte géopolitique n’est pas brillant : le pays est dominé par deux petits pays, le Rwanda et l’Ouganda. Le père Gorges expliquera le génocide (Hutus et Tutsis) et son incompréhension : « 99 % des Rwandais sont des chrétiens, et ils tuent, comment vivent-ils l’Evangile ? » Répondant à une question sur son arrivée ici : « Je me suis retrouvé entre l’enclume et le marteau. On a voulu me couper la parole. Il valait mieux partir et je suis heureux ici pour continuer ma mission. Inchallah ! »

JP GOURLAY