Sainte Faustine Kowalska (1905 - 1938) fête le 5 octobre
« Jésus j’ai confiance en toi »
Notre Dame de la Miséricorde :
La Congrégation des Soeurs de Notre Dame de la Miséricorde de Laval est fondée par une repasseuse de 25 ans, Thérèse Rondeau (1793 – 1866) le 1er novembre 1818. Son but : aider les jeunes filles en difficulté.
Les premières fondations ont lieu en Pologne, Quimper, Lisieux et Vitry-sur-Seine (1923).
En 1922, les sœurs polonaises se séparent de Laval pour former les sœurs de Notre Dame de la Miséricorde.
Les sœurs se dédient à la rééducation des jeunes délinquants, dans les études techniques, centres de santé et dans les foyers de jeunes travailleurs.
Soeur Faustine :
La petite Hélène Kowalska naît en Pologne, le 25 août 1905 dans le village de Glogowice, arrondissement de Turek.
Elle est la troisième des dix enfants d’une famille de paysans pauvres et pieux.
Elle est baptisée le 27 août 1905 dans la paroisse Saint Casimir à Swinice Warckie (diocèse de Wloclawek).
Dès l’enfance, elle se fait remarquer par sa piété, son goût pour la prière, son ardeur au travail et son obéissance.
Dès 1912, Hélène entend pour la première fois la voix qui l’appelle à une vie plus parfaite. Elle fait sa première communion en 1914.
En septembre 1917, elle fréquente l’école élémentaire de Swinice qu’elle quittera en 1921. Elle entre ensuite dans une famille près de Lodz, afin d’aider ses parents.
En 1922, elle annonce son désir d’entrer au couvent, mais ses parents refusent.
Elle va alors travailler dans un magasin de Lodz. Puis, elle se présente à plusieurs Congrégations, en vain.
En septembre 1924, Hélène se présente au couvent de la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde à Varsovie. La supérieure (Mère Michèle-Olga Moraczewska (1873 – 1966) lui promet son admission, mais lui conseille de travailler afin de préparer une petite dot.
C’est ce qu’elle fera et sera acceptée le 1er août 1925 comme postulante.
Le 23 janvier 1926, elle part pour le noviciat à Cracovie. Elle est admise comme sœur converse. Mère Jeanne-Olga Bartkiewicz (1858 – 1940) était alors maîtresse des novices. Elle avait prononcé ses vœux perpétuels à Laval en 1885.
A l’époque où la Congrégation de Notre Dame de la Miséricorde dépendait de la Maison Générale de Laval, Mère Jeanne remplissait la fonction de vicaire générale pour les Maisons de Pologne.
Le 30 avril 1926, Hélène reçoit l’habit et son nom de religion : sœur Marie-Faustine. Elle prononcera ses vœux temporaires deux ans plus tard, le 30 avril 1928 et, cinq ans plus tard, ses vœux perpétuels de 1er mai 1933.
Elle va remplir, dans les diverses maisons où l’obéissance l’appelle, les modestes charges de cuisinière, jardinière et porchère.
Face à une situation mystique exceptionnelle, beaucoup de réconfort lui parviendra auprès de ses confesseurs, notamment l’abbé Michel Sopocko (1888 – 1975) à Wilno et le père Joseph Andrasz (1891– 1963) à Cracovie .
En 1928, peu après ses premiers vœux, sainte Faustine va tomber malade, probablement les débuts d’une tuberculose non diagnostiquée par les médecins. La maladie ira en s’aggravant au fil des années, atteignant les poumons et le système digestif.
Le 5 octobre 1938 sœur Marie-Faustine Kowalska rend son âme au Seigneur.
Dévotion à la divine Miséricorde :
A partir de l’année 1931, Notre Seigneur est apparu plusieurs fois, ainsi que Marie et des anges.
La première apparition a lieu le 22 février 1931 à Plock (Pologne). Jésus Christ lui apparaît vêtu d’une robe blanche. Il levait la main pour bénir, l’autre main reposait sur son cœur. De son vêtement s’échappent deux rayons lumineux l’un blanc et l’autre rouge.
Reprenons les paroles de son journal : « après un moment, Jésus me dit : Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : Jésus, j’ai confiance en Toi. Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier.
Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue.Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis dès ici-bas, et spécialement à l’heure de la mort. Moi-même je la défendrai, comme ma propre gloire. »
Le tableau, peint par Eugène Kazimirowski à Wilno (aujourd’hui Vilnius en Lituanie), où se trouve l’original, va être diffusé dans le monde entier. Il est connu pour de nombreuses grâces reçues par son intermédiaire. C’est ainsi que s’accomplit le désir de Dieu exprimé à sœur Faustine dès sa première vision du tableau à Plock.
Petit Journal :
L’abbé Michel Sopocko, son confesseur, n’ayant pas le temps d’écouter ses épanchements au confessionnal, enjoint à sœur Faustine de les noter dans un cahier. Elle le soumettra, de temps en temps, pour une lecture.
C’est comme cela que le Petit Journal va commencer.
Jésus confirmera cette demande en lui demandant, à plusieurs reprises de continuer à écrire.
Le Petit Journal comprendra ainsi six cahiers rédigés de 1925 à 1938. Ils seront réunis en un livre traduit en plusieurs langues.
Chapelet de la Miséricorde Divine :
Le 13 septembre 1935, un ange apparaît à sœur Faustine, dans sa cellule. Il se dit messager de Dieu et demande au monde de faire pénitence. Puis , elle aperçoit la Très Sainte Trinité. Soeur Faustine va alors supplier Dieu et demander sa clémence.
Le lendemain matin, en entrant dans la chapelle, elle entends ces paroles : » Cette prière sert à apaiser ma colère, tu vas la réciter pendant neuf jours, sur un chapelet, de la manière suivante : d’abord, tu diras un « Notre Père », un « Je vous salue Marie » et le « Je crois en Dieu », puis sur les grains du Notre Père, tu vas dire les mots suivants : « Père Eternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de Ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier » ; sur les grains du « Je vous salue Marie », tu diras les mots suivants : « par Sa douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier ». A la fin tu réciteras trois fois ces paroles : »Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prends pitié de nous et du monde entier ».
Neuvaine à la Divine Miséricorde :
En l’année 2000, le pape Jean-Paul II va instaurer le dimanche de la Miséricorde Divine qui est le dimanche suivant le dimanche de Pâques.
Le tableau est alors exposé et prié dans le monde entier.
La neuvaine, demandée par le Seigneur commence le vendredi saint et se termine le dimanche de la Miséricorde Divine.
De nombreuses grâces sont promises à ce moment-là.
Cependant, cette neuvaine peut aussi être entreprise à d’autres périodes de l’année.
Sainte Faustine a été béatifiée le 18 avril 1993 et canonisée le 30 avril 2000.
A l’occasion du IIème congrès mondial, en octobre 2011, à Cracovie, plusieurs cardinaux et évêques ont demandé au pape Benoît XVI d’accorder à sainte Faustine le titre de docteur de l’Eglise. Le dossier a été ouvert.
Pour aller plus loin :
- Revue trimestrielle : le Messager (4 numéros – 15 €)
Apostolat de la Miséricorde Divine – 25, rue Surcouf – 75007 – Paris apostolat@icloud.com
- Livre : Petit Journal – La Miséricorde Divine dans mon âme – sœur M. Faustine Kowalska (même adresse que ci-dessus)

Brigitte Géléoc
(sources : Petit Journal de M. F. Kowalska - Wikipedia) )













