Pape François“Qui est Jésus pour moi ? Que représente-t-il dans ma vie ? Un nom ? Une idée ? Un personnage historique ? Ou bien vraiment cette personne qui aime, qui a donné sa vie pour moi et qui marche avec moi ?” Le pape François a encouragé chacun à lire chaque jour un passage de l’Évangile pour connaître la Parole de Jésus car “plus nous sommes avec Lui , plus croît le désir de rester avec Lui”.

Ce dimanche, François a commenté l’Évangile de Jean, (6, 60-69) : la fin du discours sur le Pain de vie. Jésus y explique être le Pain descendu du ciel, et affirme qu’il donnera sa chair comme nourriture et son sang comme boisson, “une allusion claire au sacrifice de sa vie même”.

Après “le grand enthousiasme” de la multiplication des pains, “les gens sont déçus” par ces paroles qu’ils jugent “indignes d’un Messie”. Ce ne sont pas des paroles de “gagnants”, résume François. “Certains regardaient Jésus comme un Messie qui devait parler et agir afin que sa mission ait du succès immédiatement”. Même les disciples ont du mal à accepter “le langage inquiétant” de Jésus. “Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ?” En réalité, explique le Souverain Pontife, les disciples avaient très bien compris, “tellement bien qu’ils ne voulaient pas écouter, parce que c’est un discours qui a mis leur mentalité en crise”, et c’est ce que font “toujours” les paroles de Jésus, poursuit le Pape. “Elles nous mettent en crise par exemple devant l’esprit du monde, la mondanité.”

La fidélité à une personne : Jésus

Jésus offre cependant la clé pour dépasser cette difficulté. Une clé en trois points qu’énumère François : son origine divine (Il descend du ciel et Il montera “là où il était auparavant”), ses paroles ne peuvent être comprises que par l’action du Saint-Esprit, enfin la vraie cause de l’incompréhension est le manque de foi. “À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner”, écrit Jean. Mais que fait Jésus ? “Face à ces défections ? Il ne brade pas ni n’adoucit ses paroles, et même, précise François, il contraint à faire un choix précis : ou être avec Lui, ou se séparer de Lui.” C’est à ce moment-là que Simon-Pierre se confesse au nom des apôtres : “Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle”. Il ne dit pas “où” mais “à qui”, souligne le Pape. “La fidélité à Dieu est une question de fidélité à une personne” : Jésus.

“Tout ce que le monde nous offre ne rassasie pas notre faim d’infinie. Nous avons besoin de Lui, d’être avec Lui, de se nourrir à sa table, à ses paroles de vie éternelle. Croire en Jésus signifie faire de Lui le centre, le sens de notre vie. Christ n’est pas un accessoire : Il est le Pain de vie, une nourriture indispensable. Se lier à Lui dans un vrai rapport de foi et d’amour, ne signifie pas être enchaînés, mais profondément libres et toujours en chemin, ouverts aux défis de notre temps.”

Le Pape prie enfin la Vierge pour qu’elle nous aide à aller vers Jésus, pour expérimenter la liberté qu’Il nous offre, et qui nous permet de “nettoyer nos choix de ses incrustations mondaines et de nos peurs”.

(Source: Radio Vatican)