Le mois de mai est l’un des meilleurs mois de l’année où la fraîcheur du printemps et la promesse de l’été font éclore de jolies et splendides fleurs. L’étymologie du mot nous renvoie à Maïa, une déesse gréco-romaine de la fertilité, du printemps et de la croissance. La fleur du muguet, avec sa blancheur, nous rappelle Marie, la fleur blanche, la fille de Sion ; elle est alors notre bonheur et notre porte-bonheur, l’étoile de nos matins avant l’aurore : Stella Matutina.
Mère de Dieu et Mère des hommes, elle se tient à nos côtés, elle est la précieuse pierre que Dieu s’est choisie ; elle est l’émeraude du mois de mai, couleur verte de l’espérance, évoquant la renaissance et le renouveau.
En 1945, en instituant le 31 mai comme fête de Marie Reine, fête qui couronne tout le mois, le pape Pie XII a confirmé ce mois comme mois marial. Mai est, sans nul doute, un espace pour nous chrétiens pour retrouver encore la tendresse d’une mère, la Vierge Marie, qui a tout donné à Dieu et qui continue de cheminer avec nous dans la foi, l’espérance et la charité.
Ce mois nous aurons l’honneur aussi de célébrer plusieurs fêtes dont trois grandes fêtes de la liturgie postpascale. D’abord, le 14, la célébration de la montée au ciel de notre Seigneur, l’ASCENSION. En entrant au ciel avec son corps, Jésus ouvre les portes du paradis pour nous, les membres de son corps mystique.
Les neuf jours qui suivent l’Ascension sont consacrés à la prière à l’Esprit-Saint, temps de préparation pour recevoir les sept dons à la fête de la PENTECÔTE (le 24 mai), jour de la descente de l’Esprit-Saint sur les apôtres au cénacle.
Enfin le 31, nous fêtons l’incommensurable mystère de notre foi en la Sainte Trinité, les trois personnes divines consubstantielles : personnes distinctes (hypostase) partageant la même substance ou nature (homooussios).
En ce même 31, nous clôturons le mois avec la célébration de la visitation de Marie à sa cousine, Élisabeth, qui a reçu les mêmes grâces qu’elle. Mais, cette année, la fête de la SAINTE TRINITÉ l’occultera pour raison d’importance.
Le lendemain de la fête de Pentecôte, appelée communément lundi de la Pentecôte, est consacré à une autre fête mariale, « Marie, mère de l’Église» (Mater Ecclesiae) pour exprimer le rôle primordial de Marie à la naissance de l’Église. Elle était au cénacle en prière pour accompagner maternellement l’Église dans sa mission. Le pape François a rendu cette célébration obligatoire par le décret «Laetitia plena» du 11 février 2018. Deux grandes figures de sainteté vont jalonner ce mois marial comme les pétales d’une même fleur. Le 19 c’est la fête de saint Yves, saint patron de la Bretagne et de notre diocèse. C’est aussi le saint patron des marins et des juristes. Tous les ans, à Tréguier se déroule le grand pardon. Une autre fête qui n’est pas moindre et qui honore toute la France, c’est celle de sainte Jeanne d’Arc. Au début du mois de mai nous aurons la célébration du pardon de Notre-Dame du Guiaudet à Lanrivain avec le sacrement des malades.
Le pape Paul VI nous invite, dans son encyclique «Mense Maio», du 29 avril 1965, à faire des prières spéciales et solennelles dans les sanctuaires comme dans les foyers. Ces pratiques honorables pour la Vierge Marie et si fécondes en fruits spirituels apportent beaucoup de joie et de réconfort. (Mense Maio n° 1 – 2 – 10)
Prions Marie et confions-lui les futurs baptisés, communiants et confirmands de notre zone pastorale, et tous ceux qui fêteront leur saint patron et leur anniversaire en ce mois.
Que Marie reste toujours présente dans nos vies et dans nos misères comme la Fleur d’Espérance et la Pierre Précieuse qui luit au reflet de la lumière du Christ !
















