En ce deuxième dimanche de juillet, le Pardon de sainte Barbe a été célébré par le Père Maximin dans la chapelle Ste-Barbe, appelée aussi chapelle « nevez », la chapelle « neuve ».
Dans cette chapelle implantée en pleine campagne et par un temps caniculaire, les lectures de ce jour prenaient une intensité particulière :
La Parole de Dieu est efficace :
Dans la première lecture, Isaïe compare la parole de Dieu à la pluie et à la neige : elles descendent du ciel, fécondent la terre, la font germer et produisent du fruit. De même, la Parole du Seigneur accomplit toujours sa mission : elle ne revient pas à Dieu sans avoir transformé ce qu’elle touche.
« Tu visites la terre et tu l’abreuves, Seigneur, tu bénis les semailles. »
Le psaume chante la générosité de Dieu : il arrose la terre, prépare les moissons, comble la création de richesses. Tout devient fécond, joyeux, abondant sous sa bénédiction.
La création attend la révélation des enfants de Dieu :
Dans la deuxième lecture Paul affirme que les souffrances présentes ne sont rien comparées à la gloire à venir. Toute la création gémit comme dans un enfantement : elle attend d’être libérée de la dégradation et de partager la liberté des enfants de Dieu. Nous aussi, déjà habités par l’Esprit, attendons la rédemption de notre corps.
Parabole du semeur :
Et enfin, dans l’Evangile Jésus raconte comment le semeur jette la semence :
- au bord du chemin : mangée par les oiseaux
- sur le sol pierreux : elle germe mais sèche faute de racines
- parmi les ronces : étouffée
- dans la bonne terre : elle porte du fruit, jusqu’à cent pour un
La semence, c’est la Parole de Dieu ; la terre, c’est le cœur de chacun. Jésus invite à devenir une terre bonne et accueillante, où la Parole peut porter du fruit.
En résumé :
Les quatre lectures forment une unité : Dieu parle, sa Parole est vivante, elle féconde la création et les cœurs. Mais pour qu’elle porte du fruit, il faut un cœur disponible, patient, ouvert, capable de laisser Dieu agir.
Après la messe, pas de tantad pour cause de risque d’incendie. La procession s’est terminée autour du calvaire où le Père Maximin a donné la bénédiction finale.
Et selon la tradition, un verre de l’amitié a prolongé ce moment.
Un grand merci à Michèle qui avec ses amis a nettoyé la chapelle et restauré la nappe d’autel et à Patrick et Jérôme qui ont apporté les bancs et préparé l’apéritif.















