Le dimanche suivant l’Assomption de la Virege Marie, c’est le Pardon de Notre Dame des Fleurs, Itron Varia ar Bleun. Dans la chapelle toujours magnifiquement fleurie, c’est l’abbé Gaëtan Lormel qui a célébré la messe et baptisé le petit Noah entouré de ses parents, parrain et marraine et de la famille.
Ici, à Locarn, nous savons ce que c’est que venir confier nos vies à Marie. Chaque année, au Pardon, des personnes de partout arrivent : des habitués, des voisins, des gens de passage. Et Marie accueille tout le monde, sans distinction. Les lectures de ce dimanche disent exactement cela : Dieu ouvre sa maison à tous les peuples.
Dans l’Évangile, une femme étrangère, une Cananéenne, ose s’approcher de Jésus. Elle n’a pas les “bons papiers”, pas la bonne origine, pas la bonne religion. Mais elle a un cœur qui espère. Elle ne lâche pas, elle insiste, elle croit que Jésus peut sauver sa fille. Et Jésus finit par dire : « Femme, grande est ta foi ! »
Cette femme ressemble à tant de personnes que nous croisons ici : ceux qui viennent timidement allumer un cierge, ceux qui ne savent plus très bien prier, ceux qui reviennent après longtemps, ceux qui portent un souci, une maladie, une fatigue.
La bonne nouvelle, c’est que Dieu ne regarde pas l’étiquette. Il regarde le cœur qui cherche, même maladroitement. Il regarde la foi qui persévère, même petite comme une miette.
Alors aujourd’hui, à Locarn, demandons cette grâce : ne pas nous fermer, ne pas juger, mais devenir une communauté qui ressemble à Marie : ouverte, accueillante, et capable de reconnaître la foi qui se cache dans les vies les plus simples.
Et chacun de nous peut dire, comme la Cananéenne : « Seigneur, prends soin de ceux que j’aime. » Il ne manquera pas de nous répondre.









