Après 3 années au service de la zone pastorale de Rostrenen, le père Delphin a été nommé, par Mgr Denis Moutel, aumônier de la communauté religieuse de la Divine Providence à Créhen.
Le père François vient d’arriver au service de nos 4 paroisses : Rostrenen, Maël-Carhaix, Gouarec et Corlay/Saint-Nicolas-du-Pélem. Il y a retrouvé les pères Gaëtan et Maximin.
Avec beaucoup de gentillesse et de simplicité il a accepté de répondre à nos questions afin de nous permettre de mieux le connaître.
Père François, voulez-vous vous présenter ?
Je m’appelle François Ingengi Onten. J’ai 45 ans, je suis l’aîné d’une famille de 5 enfants. Mes parents étaient agriculteurs mais mon père est décédé en 1998. Je suis originaire du Congo Kinshasa, deuxième plus grand pays d’Afrique avec 108 millions d’habitants. La capitale, Kinshasa, compte 17 millions de citoyens. Je suis natif de Banga-Banga situé à 600 kms de la capitale. La République Démocratique du Congo est une ancienne colonie belge ; elle compte 50 % de catholiques, 25 % de protestants et à peine 2 % de musulmans. Ma langue maternelle est le kibunda mais je parle deux autres langues du pays : le kikongo et le lingala. J’ai appris le français en arrivant à l’école.
Parlez-nous de votre scolarité !
J’ai effectué mon primaire dans l’école catholique du village et ensuite je suis parti au collège à une soixantaine de kms de chez moi, puis au lycée à Idiofa (siège de mon diocèse d’origine) dans des institutions tenues par des prêtres. J’ai obtenu un bac littéraire.
Comment est venue votre vocation ?
Je suis né dans une famille catholique très pratiquante. Enfant, j’étais servant d’autel et j’ai participé au mouvement « Jeunes de lumière » qui a beaucoup compté pour moi. Mon désir de devenir prêtre m’est venu par un prêtre belge que j’appréciais énormément. C’est lui qui m’a baptisé à 13 ans ; j’ai alors pris le prénom de François car saint François d’Assise était un homme proche des pauvres.
Je connais le père Sylvain qui est d’ailleurs venu une année à Rostrenen. Il est de la Congrégation des Missionnaires Serviteurs des Pauvres et c’est lui qui m’a influencé pour y postuler.
Parlez-nous de cette congrégation !
Elle a été fondée en 1887 par Jacques Cusmano, un prêtre italien de Sicile. À cette époque les gens mouraient beaucoup de la peste et de la famine. Un jour ce prêtre est allé manger chez un ami où, lors des repas, une assiette vide était posée au milieu de la table. Chaque membre de la famille était invité à y déposer un morceau pour ceux qui n’avaient rien. Ce geste a inspiré le père Jacques Cusmano qui a créé l’association « La bouchée du pauvre » pour venir en aide aux orphelins et aux plus démunis. Pour s’occuper de ces derniers, il a fondé une congrégation des sœurs puis des frères et des prêtres. Les Missionnaires Serviteurs des Pauvres ont leur maison-mère à Palerme en Sicile et la direction générale de la congrégation est à Rome. Les Missionnaires Serviteurs des Pauvres sont implantés en Italie, au Congo, en Ouganda, au Brésil, aux Philippines, au Mexique, en Inde, en France, …
Quel a été votre parcours ?
Après mon bac, j’ai effectué une année de récollections et de discernement en vue de la prêtrise. En 2003, je suis entré au couvent à Kinshasa et j’ai été ordonné prêtre en 2014, j’avais 32 ans. J’ai ensuite été nommé dans une paroisse de la capitale, comme vicaire pendant
5 ans, puis curé durant 6 ans. En février 2026, je suis parti en Italie mais en juin le supérieur provincial m’a proposé de répondre positivement à la demande qu’il venait de recevoir de Mgr Denis Moutel pour venir au service de la zone pastorale de Rostrenen. Ayant fait vœux d’obéissance, j’ai bien sûr accepté.
Comment s’est passée votre intégration à Rostrenen ?
J’étais déjà venu en France, comme prêtre d’été, dans le Maine-et-Loire, en 2017, 2019 et 2022, pour des périodes de 2 mois.
À mon arrivée ici, j’ai été très chaleureusement accueilli par le père Gaëtan qui m’avait téléphoné plusieurs semaines avant mon départ. Avec lui, j’ai eu très vite le sentiment que nous nous connaissions depuis longtemps. J’ai également découvert le père Maximin qui est Béninois.
Le lendemain de mon arrivée, je suis allé avec le père Gaëtan au pardon de Karmez, à Lescouët-Gouarec, où j’ai rencontré pour la première fois Monseigneur Moutel. Les jours suivants ce fut le pardon de Notre-Dame-de-la-Fosse, à Gouarec, où j’ai d’ailleurs pu faire quelques danses au fest-noz qui suivait la messe.
Gaëtan m’a également emmené au SPACE à Rennes où j’ai été impressionné par les énormes tracteurs et les extraordinaires vaches.
Je trouve que les gens ici sont très sympas envers moi.
À mon niveau, l’urgence est de passer mon permis de conduire.
Merci père François !








