Année de la vie consacrée: Nos religieuses témoignent…

 

Logo Filles du St-EspritVous savez que notre pape François a dédié l’année 2015 à la vie consacrée.

Dalc’h Sonj de décembre 2014 vous a présenté rapidement les différentes règle et formes de la vie consacrée, les objectifs de cette année 2015 et le calendrier de ce qui est déjà programmé.

« C’est l’année de la vie consacrée. Est-ce que vous pourriez nous parler de vous ? »

Après un moment d’étonnement, nous nous sommes dit : Pourquoi pas ? Mais comment ? Et par où commencer ? Pour le « comment ? », nous avons choisi, pour le moment, d’écrire dans le bulletin. Pour le « par où commencer ? », nous avons répondu : par le « commencement » !… Car il permet de comprendre le « maintenant »… Voici donc ici un bref aperçu de nos origines en Congrégation.

C’est au port du Légué, en baie de Saint-Brieuc, qu’est née notre congrégation de Filles du Saint-Esprit au début du 18ème siècle. 

Au départ, deux femmes du pays
et un prêtre diocésain.

 

A cette époque, une situation économique précaire, une société fortement inégalitaire, engendrent misère et injustice. Les besoins sont nombreux : enfants non scolarisés, pauvres et malades sans aide, ni soins.

Le 8 décembre 1706, deux femmes d’origine modeste, Marie Balavenne et Renée Burel, s’engagent à servir Dieu en servant les pauvres, les malades et les enfants. Elles veulent communiquer l’amour des pauvres et l’amour de Dieu qui leur brûlent le cœur. Elles décident de vivre ensemble dans la prière et la charité, dans une petite maison du port du Légué en Plérin.

D’autres jeunes femmes viennent les rejoindre. Elles sont soutenues dans leur projet par Dom Jean Leuduger, prêtre diocésain, animateur des missions bretonnes, qui les accompagne et leur donne une formation spirituelle solide. A la mort de Dom Jean Leuduger, le groupe bénéficie de l’aide du recteur de la paroisse de Plérin, Monsieur Allenou de la Ville-Angevin, pour s’organiser sous une règle de vie commune et pour demander et recevoir l’approbation officielle de l’Eglise diocésaine de Saint-Brieuc. Les sœurs sont connues sous le nom de « Sœurs de la Charité de Plérin » ou « Sœurs blanches » ou « Filles du Saint-Esprit ».

Dans les « maisons de charité », établies surtout dans les paroisses de campagne, elles mènent une vie communautaire fondée sur la foi et l’amour. Elles rendent service aux églises locales et assurent à la fois l’éducation de la jeunesse pauvre, le soin des malades, restant toujours disponibles pour les cas d’urgence comme les épidémies si fréquentes au 18ème siècle.

 

Notre spiritualité

 

La spiritualité de notre congrégation est née de l’expérience de foi et d’amour dans laquelle l’Esprit-Saint a conduit Marie Balavenne et ses compagnes.

Nous vous voulons partager avec vous l’article 1 de notre règle de vie que nous affectionnons particulièrement : « Les premières Filles du Saint-Esprit ont voulu vivre ensemble pour servir les pauvres, les malades, les enfants. 

Elles reconnaissaient en eux la personne de Jésus-Christ et avaient pour tous un grand respect. Elles faisaient tout ce qui leur était possible pour qu’ils soient, ensemble, témoins de l’amour qui change le monde.

Ouvertes à l’Esprit, elles puisaient dans l’adoration des trois personnes de la Trinité l’amour qui les animait. Elles se donnaient sans compter, ingénieuses pour trouver les moyens de servir. Pauvres devant les détresses qu’elles rencontraient, elles se confiaient à Marie, leur « avocate auprès du Saint-Esprit ». Elles vivaient simplement parmi le peuple. Ensemble, elles formaient une maison de charité. C’étaient des femmes humbles, habitées par l’audace de l’Esprit. »

309 ans plus tard, c’est cette spiritualité qui nous anime encore ainsi que celles et ceux qui vivent dans le sillage ouvert en 1706 par nos fondatrices : Marie Balavenne et Renée Burel.

Très fraternellement.

« Vos Sœurs » :

Bernadette, Herveline, Yvonne.

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