Paroisses de Haute Cornouaille

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Appelée à la vie consacrée

Chers frères et sœurs, depuis la visite des jeunes propédeutes sur notre zone pastorale, nous avons réactivé la prière pour les vocations dans nos églises chaque premier dimanche du mois. Notre revue paroissiale s’associe à cet effort communautaire à susciter les vocations en nous proposant d’aller vers les jeunes appelés de notre temps. Sœur Sabine AVLESSI a émis ses premiers vœux temporaires le 20 janvier 2024. Elle a accepté de se prêter à nos questions et nous parle de son parcours.

Révérende Sœur, pouvez-vous vous présenter à nos paroissiens et lecteurs ?

Cher Père, c’est avec grande émotion et sans voix que je me trouve si considérée pour répondre à vos questions. Je suis Sabine AVLESSI, 7ème enfant de l’union de Christophe et Amélie. J’ai vu le jour le 23 janvier 1989 dans le village lacustre nommé Ganvié en la République du Bénin. J’ai été baptisée le 5 février 1989 dans la chapelle Saints Pierre et Paul de Ganvié par le Rd. Père René GROSSEAU, SMA.

Parlez nous de votre enfance…

Mon enfance semble m’échapper. Toutefois, je vais esquisser quelques mots. Selon mes parents, et surtout d’après ma chère grande sœur feue Josiane (je vous demande de prier pour le repos de son âme) à qui je dois un long parcours de mon enfance, je peux oser dire que c’est à l’âge de 3 ans que j’ai eu le privilège de commencer les études (la maternelle) et ai été éduquée par ma mère et mes frères et sœurs dans une dynamique de vie chrétienne. Cela voudrait simplement signifier que j’ai été formée à la vie de prière et j’ai grandi dans cet esprit. Depuis ce petit âge, j’ai commencé à suivre Josiane pour les différentes activités de la paroisse où j’ai intégré le groupe des Cœurs Vaillants et Âmes Vaillantes (C.V.A.V.).

À 7 ans, j’ai rejoint un internat des Sœurs « Filles de l’espérance du Christ ». Là, j’avoue que l’adaptation fut un peu difficile au début, mais au fil du temps je me suis installée avec confiance. Chez les Sœurs, j’ai eu la chance de retrouver un groupe marial. Dans ce groupe, j’ai appris à connaître un peu plus la Vierge Marie et son fils Jésus. C’est aussi chez les Sœurs que j’ai fait mon entrée en catéchuménat, reçu les instructions chrétiennes d’initiation pour finir par la première communion puis la confirmation.

Parlons un peu de votre famille...

Ah, ma famille ! Oui, mon père se nomme Christophe Hounsa. Il fut baptisé par les missionnaires de l’époque et prit le prénom chrétien de Christophe. De fait, mon père était le piroguier des missionnaires. Il les aidait pour l’évangélisation dans les villages voisins de Ganvié. Et le moyen de déplacement n’était que la pirogue. Amélie épouse Christophe pour donner naissance à 8 enfants. Au total, Christophe eut 13 enfants dont 8 garçons et 5 filles issues de deux femmes.

L’activité principale, et qui semble la seule, est la pêche. Donc, nous sommes des pêcheurs à l’instar des premiers disciples du Christ. Toute ma fierté !

 La plupart des femmes sont des revendeuses de poisson dans les marchés des localités environnantes.

Peut-on connaître votre parcours scolaire ?

À l’âge de 3 ans, j’ai eu le privilège de commencer les études (la maternelle) comme je l’ai mentionné ci-haut. A 7 ans, je rejoins un internat des sœurs Filles de l’espérance du Christ où je poursuivis mon parcours scolaire jusqu’à l’obtention du brevet en 2009. Après l’obtention de mon baccalauréat en 2013, j’ai reçu la formation de déléguée médicale et auxiliaire de pharmacie tout en restant toujours pratiquante et active dans l’Église, avec la mission d’être auprès des enfants dans un groupe marial de mon diocèse.

Comment avez-vous reçu votre vocation ?

D’entrée de jeu, notons que c’est le Seigneur qui donne la vocation. Du coup, il me plaît de répéter la célèbre phrase de Saint Jean-Paul II, « la vocation, don et mystère ». J’ai eu le désir de vie religieuse depuis mon enfance où je voyais les Sœurs OCPSP du Lac Nokoué s’occuper des enfants malnutris et des jeunes filles qu’on donnait en mariage forcé. Je nourrissais une kyrielle de questions. Notamment, je me posais incessamment celle-ci comment diminuer ce fléau : la situation des filles forcées au mariage.

Avec ce rêve, j’ai eu à parcourir plusieurs communautés religieuses dans mon pays et dans les pays environnants. Le Seigneur nous accompagne avec patience et c’est Lui qui guide toute vie humaine. Soyons dociles à sa parole !

Comment avez-vous rencontré et intégré une Congrégation en Espagne ?

En cheminant vers la Vérité qu’est le Christ Jésus, j’ai rencontré un prêtre de mon diocèse qui avait fait ses études en Espagne ; il m’a offert un livre qui racontait la Vie et les Œuvres de la Bienheureuse Mère Matilde, Fondatrice de l’Institut « Filles de Marie Mère de l’Église », à laquelle j’appartiens aujourd’hui comme première temporaire africaine. En lisant le livre, j’ai été attirée par la simplicité de vie et la doucereuse existence de la Mère Matilde au pied de Jésus et de sa Mère, la Vierge Marie. Sa vie simple, pauvre, humble et son dévouement envers les plus nécessiteux de son temps, ont été pour moi un fort motif pour demander à intégrer cette communauté. Dites-vous que je suis une aventurière. J’aime faire ma propre expérience. En revenant rapidement à ma fondatrice, je puis dire que j’ai été séduite par son amour inconditionnel à Jésus Eucharistie et à la Vierge Immaculée.

C’est le Seigneur qui guide mes pas. Je lui fais totalement confiance. Ma présence en Espagne est une œuvre divine. Je m’abandonne à Lui pour la suite de ma vie consacrée.

Quels sont vos sentiments après avoir prononcé vos premiers vœux temporaires ?

En tant que nouvelle professe, je suis émue et j’éprouve une grande joie avec une douceur incessante de merveilles du Seigneur dans ma vie qui m’a choisie pour faire valoir auprès de tous son Évangile. Et je me rends disponible à faire connaître sa mission avec enthousiasme et espérance, tout en tenant compte de la réalité du monde actuel. Je m’engage à imiter la vie de ma fondatrice pour faire venir à Jésus tous ceux qui ne le connaissent pas ou ne l’aiment pas. Priez pour moi afin que je reste docile à la Volonté de Dieu.

Comment arrivez-vous à vous intégrer dans cette multiculturalité ?

En tant que première africaine, c’est juste une richesse et une grâce pour moi de vivre et de partager d’autres réalités avec des consœurs originaires de diverses contrées du monde. Le plus important, c’est d’écouter les histoires et expériences de mes consœurs sans critique ni jugement. Cependant, je pose des questions et porte un véritable intérêt à ce que signifie appartenir à une autre culture. Je pourrais affirmer que cela m’aide et m’aidera à non seulement élargir ma vision du monde, mais également à faire preuve de respect envers ma famille religieuse.

Se donner au Seigneur dans la vie consacrée est encore possible… Que pouvez-vous dire aux jeunes filles en Occident pour qu’elles n’hésitent pas à s’engager ?

Je prie qu’elles trouvent dans mes propos les Paroles du Seigneur en acte dans une vie de jeune fille.

Pas de hasard en Dieu. C’est bien à partir de rien qu’Il a créé le monde. Passionnée du Christ, du monde et de l’Église, je ne saurais qu’inviter les jeunes filles à ne plus être dubitatives à l’appel du Seigneur : « Le Seigneur nous convoque à son festin d’amour par de multiples chemins. C’est le moment d’écouter votre conscience et le fond de votre cœur. Jésus a besoin de nous pour sa mission auprès de ces jeunes qui nous déroutent très souvent et dont nous n’apprécierions pas les comportements. C’est à nous de les ramener au bercail. »

Alors j’invite par ce canal les jeunes filles qui le ressentent à écouter et à répondre à l’appel du Seigneur. Il est bon et doux de faire sa propre expérience. Je vous exhorte au nom de notre unique appartenance au Christ à aller au-delà de vos maisons, de vos quartiers, voire de vos pays. Il y a de la joie sur ce chemin. En tout, c’est la fidélité au projet de Dieu qui compte. Vous allez me demander, qu’elle est ce projet de Dieu ? Eh bien ! Son projet se résume en ces phrases : vous avez lu Sabine AVLESSI et vous êtes d’une manière ou d’une autre étonnées par mon audace à quitter mon pays pour répondre à l’appel du Christ. Oui, quand Jésus appelle, il donne aussi la force et les moyens pour lui répondre. Comme le dit Saint Paul, « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2, 20).

Merci beaucoup pour votre attention et votre prière pour moi.

Merci sœur Sabine et union de prière.

Aujourd'hui

lundi 22 avril 2024

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Prions pour les vocations

Février 2021

Marie et Joseph emmènent Jésus au temple pour le présenter au Père et qu’il lui soit consacré.

C’est guidé par l’Esprit que Syméon reconnait Jésus !
Seigneur, nous te rendons grâce pour les hommes et les femmes qui te consacrent leur vie.
Seigneur, que l’Esprit ouvre les cœurs et aide à discerner la vocation à laquelle tu appelles chacun de tes enfants.

Nous te confions plus particulièrement aujourd’hui ceux que tu appelles à une vie consacrée.

AMEN

Vous nous quittez déjà ? Avez-vous donné au Denier ?

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