En ce début de l’année 2026, nous accueillons dans l’espérance, un nouveau temps qui s’ouvre devant nous : douze mois à recevoir comme un don, une route encore inconnue, que le Seigneur nous invite à parcourir avec Lui. Munis d’une foi renouvelée et de la joie d’être entendus et aimés, nous avançons.
À la question de Jésus aux douze, « Voulez-vous partir vous aussi ? » (Jn 6,67), Pierre s’exclame : « À qui irions- nous Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » C’est un cri du cœur.
Pour nous aussi chrétiens, le choix est radical, il relève de l’évidence. Qui pourrait remplacer celui vers qui nous crions, lorsque le sens des évènements nous échappe, lorsque la douleur ou l’inattendu nous bouleverse ?
Comme le psalmiste, ayons foi et faisons nôtres ces paroles du Psaume 34 : Une pauvre crie, le Seigneur entend, de toutes ses angoisses il le libère. »
Comme les disciples, nous sommes parfois déroutés par les imprévus de nos vies. Les chemins que nous avions imaginés se ferment, les certitudes vacillent, nos forces faiblissent. Pourtant, au cœur de ces fragilités, d’autres portes s’ouvrent, une Parole d’espérance se fait entendre, une lumière renaît. Et, dans le silence de notre cœur, temple de l’Esprit, sa Présence nous offre l’Amour, la paix, la joie. À nous de les accueillir dans la gratitude.
Le Seigneur nous le rappelle : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. » (Luc 15,31) Quelle puissance d’amour : nous sommes toujours dans le cœur de Dieu !
« Le Seigneur est mon berger de qui aurai-je crainte ?… Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. » Psaume 22
Entrer dans cette nouvelle année, c’est aussi espérer qu’elle sera meilleure que la précédente, nous nous le souhaitons sincèrement les uns aux autres. Mais nous savons aussi que personne n’est à l’abri des coups durs de la vie qui peuvent nous laisser parfois désemparés. Outre la présence bienveillante et précieuse de notre communauté, l’immense chance que nous avons, nous chrétiens, c’est le Christ. Lui qui a payé le prix de notre liberté.
Nous pouvons décider en cette année nouvelle de vivre avec Lui, jour après jour, de le laisser éclairer nos pas, nous consoler par sa Parole, nous relever et nous remettre en marche.
Je nous souhaite à tous, une nouvelle année à sa suite, habitée par la confiance, la paix et la joie et, comme le dit sainte Thérèse d’Avila dans l’acceptation confiante de ce qui est :
« Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie : tout passe, Dieu seul suffit. »
















