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« Tu es mon messager, je me confie en toi »

12 décembre – Mexique : Notre Dame de Guadalupe (1531)

La Dame du Ciel demanda à Juan Diego  de monter à la cime et de cueillir des variétés de fleurs, d’en faire un bouquet et de les lui apporter. Juan Diego fit selon sa demande et trouva là un spectacle étonnant avec une multitude de fleurs épanouies, magnifiques, en plein hiver. Il les porta à la Vierge, qui les prit dans ses mains et qui lui dit :

« Ô le plus humble de mes fils, ces différentes fleurs sont la preuve, le signe à porter à l’évêque. En mon nom, tu lui diras de voir en elles ce que je veux, que soient réalisés ma volonté et mon désir. Tu es mon messager, je me confie en toi.

Je te prie instamment de n’ouvrir ton manteau qu’en présence de l’évêque ; tu lui feras connaître et découvrir ce que tu portes. Tu lui diras bien tout, que je t’ai demandé de gravir la colline jusqu’à la cime et d’y cueillir les fleurs. Tu lui diras bien tout ce que tu as vu, admiré. Et le cœur du Seigneur des prêtres va changer et il fera ce qu’il doit faire pour me construire le Temple que j’ai demandé. »

Juan Diego partit, ouvrit son manteau devant l’évêque, fit tomber les fleurs miraculeuses et découvrit en même temps l’image surnaturelle imprimée sur son manteau.

Alors que l’évangélisation de l’Amérique commençait très mal à cause du comportement des conquistadors, l’histoire des apparitions de Notre Dame de Guadalupe entraîna 9 millions d’Indiens à demander le baptême dans les 10 ans qui suivirent.

D’après la traduction de Jean-Pierre Rousselle 
« La Dame du Ciel », Edition Téqui 2004.

En 1531, Notre Dame de Guadalupe est apparue quatre fois à un indigène aztèque, Juan Diego Cuauhtlatoatzin, sur la colline de Tepeyac, près de la ville de Mexico 

La tilma de Guadalupe

Le Nican mopohua est le récit de l’apparition du 12 décembre 1531 sur la colline de Peteyac. Rédigé dans un dialecte aztèque de la région de Mexico, très probablement peu après les événements, il rapporte aussi la découverte de l’image de la Vierge Marie sur le manteau (la tilma) de Juan Diego. Quand l’Indien l’ouvrit pour présenter à l’évêque de Mexico les fleurs qu’il avait cueillies sur une terre aride, en plein hiver, à la demande de la Vierge, et qui étaient destinées à servir, à l’égard de l’évêque, de gage d’authenticité de l’apparition, la Vierge représentée sur le tissu se révéla au regard des deux protagonistes et des autres personnes présentes. Plus que les roses qui l’avaient déjà convaincu du bien-fondé des dires de Juan Diego, on comprend que cette image bouleversa l’évêque. Aujourd’hui, nous pouvons toujours contempler l’image, comme l’évêque de Mexico le fit il y a presque cinq cents ans. Or, la permanence de l’image jusqu’à nos jours et les découvertes remarquables que son analyse détaillée a permises explicitent et confirment à notre intention le caractère surnaturel de l’apparition, et témoignent, par les détails de l’image, de la délicatesse de « la belle et noble dame » qui en est l’auteur.

Les raisons d'y croire

  • Le drap tissé en ayate (fibre d’agave) qui, en raison de sa fragilité, ne perdure habituellement pas plus d’une vingtaine d’années, avait quatre cent soixante ans lors de son examen, en 1979, par deux scientifiques des États-Unis, Philip Serna Callahan et Jody Brant Smith. La tilma a presque cinq cents ans aujourd’hui et n’est pas altérée.
  • L’image a été analysée. À partir de fragments du tissu de la tilma, sur lesquels se trouvent des éléments de l’image, Richard Kuhn, un chimiste allemand, prix Nobel de chimie en 1938, a établi que les fibres analysées ne contiennent ni apprêt (ce qui est indispensable lorsqu’on peint sur un support inégal pour éviter que la couleur apportée ne finisse par se détacher et tomber) ni aucun pigment d’origine végétale, animale, minérale, ou encore synthétique. Cela suggère que cette image n’a pas été peinte par une main humaine.
  • De plus, les couleurs de l’image n’ont pas passé à la lumière. Pourtant l’image a été exposée pendant cent soixante ans à la lueur de très nombreux cierges de dévotion, avant qu’elle soit placée en hauteur. Le temps, le rayonnement ultraviolet des bougies, les mains et les objets que les pèlerins ont posés contre elle, la poussière et le mur humide auraient dû décolorer et altérer les pigments. 
  • En 1979, à l’aide de techniques faisant appel au rayonnement infrarouge qui sont utilisées pour découvrir, sur un tableau, les couches de peinture cachées sous la peinture visible, Philip Serna Callahan et Jody Brant Smith, deux scientifiques des États-Unis, ont constaté que, hormis quelques très rares apports de peinture ultérieurs (suite à la tache produite par l’acide), ni le type des pigments composant l’image, ni la permanence de leur luminosité, ni encore la brillance des couleurs n’est explicable. Nul dessin préliminaire, nulle préparation sous-jacente, nulle retouche n’apparaît : la couleur est uniforme et éclatante. 
  • Une photographie grossie, prise en 1929 par le photographe Alfonso Marcué González, révéla le reflet d’un homme barbu dans les yeux de la Vierge. Cette découverte ne s’ébruita pas avant 1951, lorsqu’un dessinateur, José Carlos Salinas, fit la même observation sur une photographie prise en taille naturelle par un autre photographe, Jesus Castano. Plusieurs médecins ophtalmologistes étudièrent alors le phénomène. Précisons avant toute chose que, sur l’image de la tilma, les yeux de la Vierge mesurent 7 à 8 mm de longueur : le tissu grossier du manteau rend très probablement impossible l’hypothèse d’un travail humain. Javier Torroella Bueno fut le premier ophtalmologiste à établir, en 1956, que les reflets observés, placés en des endroits différents suivant l’un ou l’autre œil, étaient conformes aux lois de l’optique en matière d’œil humain. Ce procédé est connu en photographie au XXe siècle, mais ignoré par les peintres jusqu’alors. Un de ses pairs, Jaime Palacios, se prononça de même en 1957.
  • Javier Torroella Bueno a aussi montré que les yeux de la Vierge présentent le triple reflet, qui est observable uniquement dans des yeux vivants et a été découvert au XIXe siècle. Un autre médecin ophtalmologiste, Rafael Torija Lavoignet, aboutit aux mêmes conclusions au terme de l’étude qu’il mena sur l’image de 1956 à 1958. Il précisa que la localisation des reflets dans les yeux est si précise, bien que très complexe, qu’il est impossible qu’elle soit attribuable au hasard. Il eut de plus la surprise de constater que, bien que représentés sur une surface plane et opaque, les yeux de la Vierge réagissent à la lumière de l’ophtalmoscope comme s’ils étaient vivants : l’iris acquiert alors brillance et profondeur. Le médecin et chirurgien Jorge Kuri témoigna également en 1975 de cette dernière découverte.
  • L’invention de la technologie numérique permit encore d’autres découvertes. Un ingénieur diplômé de l’université de Cornell aux États-Unis, José Aste Tönsmann, a ainsi pu numériser sur l’image les yeux de la Vierge, au moyen du matériel dont il se servait pour son travail chez IBM. Ses recherches se firent en deux étapes : de 1979 à 1982, puis de 1987 à 1997. Il put ainsi agrandir jusqu’à 2 000 fois les détails. Il découvrit par ce moyen treize images minuscules. Le récit du Nican mopohua nous apprend que, lors de l’entrevue chez l’évêque de Mexico, le jour où Juan Diego lui apporta les fleurs cueillies, d’autres personnes se trouvaient présentes. Le reflet de leurs silhouettes est resté visible, sur l’image, dans les yeux de la Vierge, probablement parce que c’est au moment où Juan Diego présentait les fleurs à l’évêque, et déployait donc sa tilma, que s’imprima l’image. À l’aide de techniques de simulation numérique, José Aste Tönsmann est parvenu à définir le lieu où la Vierge se tenait à cet instant par rapport aux autres personnages. Enfin, le mathématicien Fernando Oleja Llanes a montré en 2010 la corrélation exacte, d’un œil à l’autre, des positions et des dimensions de la silhouette des personnages.

Auteur : Docteur en philosophie, Vincent-Marie Thomas est prêtre.

Publié par : Marie de Nazareth

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