Saint Gilles (650-720) Fêté le 1er septembre
O Sant Jili, er bed-mañ
Ho poa bec’h eveldomp :
Pa’z oc’h en Neñvoù bremañ,
Sikourit ac’hanomp.
Ô Saint Gilles, en ce monde
Vous avez eu des difficultés comme nous :
Maintenant que vous êtes au Ciel,
Aidez-nous.

Gilles naît, vers 650, à Athènes (Grèce) dans une famille aisée. Il reçoit une éducation élevée, Athènes étant réputée pour ses écoles. Il reçoit également une éducation chrétienne. Ses parents décèdent et, à leur mort, il va distribuer ses biens aux pauvres.
Premiers miracles :
En allant à l’église, il rencontre, un jour, un pauvre très malade, demandant l’aumône. Il enlève son manteau, en recouvre le pauvre et ce dernier retrouve la guérison.
D’autres miracles suivront, faisant sa réputation.
Départ pour la Provence :
Saint Gilles décide de quitter la Grèce pour aller en Provence. Pour ce faire, il prend un bateau : une tempête s’élève sur la mer et le saint va la calmer grâce à ses prières.
Il arrive à Marseille, mais n’y reste pas : il décide de s’établir, en tant qu’ermite, dans un bois aux environs de Nîmes, près du cours du Gard et s’installe dans une grotte.
Il apprivoise une biche qui lui procure son lait et se repose à ses pieds.
Fondation d’un monastère :
Un jour, le roi Flavius Wamba, roi wisigoth d’Hispanie (Espagne) et de Septimanie (province de Narbonne), parti à la chasse accompagné des nobles, se met à courir derrière la biche. Celle-ci va se réfugier à l’ermitage. Le saint s’interpose et une flèche, tirée vers l’animal, blesse la main du saint. Les chasseurs le découvrent et épargnent la biche. Ils sont frappés d’étonnement à la vue des austérités que cet ermite pratiquait dans sa retraite.
Flavius Wamba, pour faire amende honorable, décide de lui attribuer des terres et de bâtir un monastère en ce lieu. Il y nomme saint Gilles en tant qu’abbé.
Cette abbaye va prospérer jusqu’au jour où les Sarrasins vont l’envahir et la brûler. Une nouvelle abbaye sera reconstruite et le pape, d’après une lettre écrite le 26 avril 685, donnera sa bénédiction. Ce lieu est appelé à devenir Saint-Gilles-du-Gard. Ce sera une étape pour les pèlerins de Rome et de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Après un règne plein de sagesse, dû à Charles Martel, saint Gilles décédera en paix dans son abbaye.
Vénération :
Le saint a son tombeau dans la crypte de l’abbatiale de la ville de Saint-Gilles (Gard).
Des foules de pèlerins se rendent en ce lieu et obtiennent des guérisons miraculeuses.
Dès le Moyen-Âge, le saint était vénéré, non seulement en Provence et dans le Languedoc, mais également dans le Saint Empire Romain Germanique, le Danemark, la Norvège, la Hongrie, la Pologne… En 1050, ce lieu devint l’un des quatre plus importants pèlerinages de la chrétienté, avec Jérusalem, Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle.
On représente saint Gilles avec une plaie à la main, accompagné d’une biche, pour rappeler le sauvetage qu’il opéra en faveur de l’animal.
Saint thaumaturge :
En général, on invoque saint Gilles pour l’apaisement des diverses formes de peurs, aussi bien pour les adultes que pour les enfants. Il est également invoqué pour les maladies graves, notamment les leucémies.
Il est le saint patron des infirmes, des mendiants et des forgerons.
Des villes et des villages, en France et à l’étranger, portent son nom et plus de
2 000 églises le désignent comme patron. À Paris, son nom est associé à celui de Saint-Loup-de-Sens, encore appelé Saint-Leu, où ils se partagent la dédicace d’une même église.
En Bretagne, de nombreuses églises et fontaines sont placées sous le patronage du saint. Il est vénéré à Saint-Gilles, près de Rennes. Le culte le plus important est rendu à Saint-Gilles-du-Mené où l’église est placée sous le vocable de saint Gilles, de même qu’une fontaine.
La statue du saint est honorée de cierges et parfois de rubans.
Dans notre secteur, nous avons Gouarec, Saint-Gilles-Pligeaux, Saint-Gilles-Vieux-Marché…
À la Vallée des Saints de Carnoët, il est représenté assis dans son ermitage, la biche allongée à ses pieds. Une balle de fusil est incrustée dans sa main, signature du sculpteur et symbole de la blessure reçue par saint Gilles pour protéger la biche..

Brigitte Géléoc
(Sources : Buhez ar Sent, Hippolyte Gancel, Wikipédia)











