"En Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence" (He 4,14)

David Plantet

A quelques semaines de mon ordination presbytérale, l’occasion m’est donnée de partager quelques mots de mon appel vocationnel. Vu mon âge, certains parlent de vocation tardive ! En fait, j’avais ressenti l’appel de Dieu dès le début de mes études supérieures mais, jeune recommençant après une “crise de foi”, j’ai choisi de les mener jusqu’au bout pour enseigner la physique-chimie. Ce que j’ai fait pendant 8 années passionnantes à Rostrenen.

Là, je me suis également investi dans l’animation pastorale du collège-lycée et je retrouvais des élèves en paroisse avec le groupe de préparation à la confirmation. J’étais également membre d’une équipe liturgique à la collégiale de Rostrenen. Bref, tout cela a fait de moi un prof heureux et un catho engagé…

Or, les années passaient et la question du sacerdoce revenait régulièrement pour être au service de Dieu à travers mes prochains selon le cœur du Christ. Et me voilà aujourd’hui au terme des 6 années de formation au séminaire !

Étudiant, c’est la rencontre de chrétiens de mon âge qui m’a mis en route. En préparant des “messes de jeunes”, ils m’ont fait découvrir que j’avais ma place dans l’Eglise. Quelle serait cette place : fonder une famille ? devenir prêtre ? L’enseignement m’a fait découvrir, entre autres, que le célibat était une caractéristique évidente de mon appel. Alors pourquoi ne pas tout donner ? C’est en ce sens que j’ai reçu ce verset de l’Apocalypse lors d’une retraite : « J’ai mis devant toi une porte ouverte que nul ne peut fermer » (Ap 3,8).

En fait, tout au long de ma vie, le Seigneur m’avait préparé et n’attendait que ma réponse. Alors je me plais à voir ce qu’il fait de ma vie, car s’abandonner à Lui, pour être transformé, c’est gagner en liberté.

Je sais que ce ne sera pas facile et c’est peut-être un calice amer que je vais recevoir. Mais, par la grâce de Dieu, je vais y arriver. D’ailleurs aujourd’hui c’est dans une période troublée par un virus que je me prépare à l’ordination. Cependant je suis serein. Comme l’a dit saint Jean Paul II : « Nous avons en main – précisément dans nos mains vides – la puissance des moyens d’action que nous a confiés le Seigneur ».

David PLANTET