Nadia Martin: du catéchuménat au baptême

Depuis novembre 2013, Nadia Martin, 37 ans, habitant Tréogan, se prépare au baptême qu’elle reçoit le 15 juin, dimanche de la Pentecôte. Elle nous parle de ses motivations, des étapes de sa préparation et des valeurs qu’elle privilégie.

« Si j’en suis venu à demander le baptême c’est pour rechercher un peu de beau et de pur dans ma vie et faire vivre mon âme. Travailler, s’alimenter, se reposer, c’est nécessaire mais partager avec son prochain c’est essentiel. J’ai toujours essayé d’agir en ce sens (par exemple en installant une douche chez une personne âgée, en accueillant des personnes nécessiteuses, en venant en aide aux animaux maltraités qui sont également des êtres vivants). Mère Térésa disait : « Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux. »

Les valeurs auxquelles j’adhère sont l’humilité et la simplicité.

L’humilité car il ne devrait y avoir ni dominant ni dominé, chacun ayant ses compétences, en respectant l’autre ou en cherchant à le valoriser.

La simplicité nous aide à réaliser des actions communes et à privilégier le relationnel. Les chantiers humanitaires auxquels j’ai participé par le biais de l’association Asmae, fondée par sœur Emmanuelle m’ont beaucoup apporté dans ce sens.

Nadia lors d'un voyage humanitaire en Guinée

Nadia lors d’un voyage humanitaire en Guinée

Ma mère, plutôt que de m’enseigner la liturgie, m’a transmis la morale à travers le partage, le respect de l’autre en me faisant découvrir les œuvres de saints tels que Dominique Savio ou Don Bosco. Depuis plusieurs années je tiens un carnet regroupant ces enseignements ainsi que des citations et des extraits de films. Je m’y réfère volontiers. C’est ma bible puisque j’en ai choisi le contenu.

Je retiens cette citation de Mgr Gay (1815 – 1892) : « Nous sommes coupables non seulement du mal que nous faisons mais aussi du bien que nous ne faisons pas. »

Les étapes de ma préparation ont été intenses : j’ai particulièrement apprécié la disponibilité du père Jean-Marc et le soutien de l’équipe d’accompagnement, ma marraine, Béatrice Buguellou, Marylise Le Guern, Maryvonne Huby, Marie-Annick Thomas et Louis Le Mée, que je tiens à remercier sincèrement. La paroisse et le presbytère sont de rares lieux où toute personne est accueillie telle qu’elle est, avec sa personnalité, sa fragilité, ses doutes.

Après la demande de baptême j’ai également participé à des journées de formation sur les sacrements et la liturgie assurées par Catherine Drézet, responsable diocésaine du catéchuménat, et Mgr Moutel.

Puis vient la journée de l’appel décisif, célébration assurée par l’évêque avec remise de l’écharpe violette, en présence des autres catéchumènes du diocèse, une trentaine en 2016, et aussi les dix futurs confirmands adultes. Ensuite trois scrutins dans la paroisse où les futurs baptisés découvrent (comme s’ils étaient scrutés par le Christ) ce qui est bon, mais aussi ce qui fait obstacle à l’amour.

Et voici le grand jour car, après le baptême je suis confirmée, avec l’imposition des mains et l’onction du saint chrême par le père Jean-Marc délégué par notre évêque, puis je reçois l’Eucharistie.

Mon baptême coïncidant avec la célébration de la Pentecôte, c’est aussi la découverte d’une force nouvelle.

Je ne suis plus protégée par le prêtre ou mon équipe d’accompagnement mais par le Seigneur. Ma foi devra continuer à grandir ! Etant déléguée de la paroisse de Maël-Carhaix pour le synode diocésain, avec Monique Keranguyader, j’aurai l’occasion de poursuivre mon chemin de foi. »

 

Propos recueillis par Joël Le Biavant