Nombreux sont les lieuxdits qui portent ce nom de l’Isle. Le voisinage d’un ruisselet qui se fraie un chemin à travers un endroit marécageux, en formant de nombreux îlots, justifie cette appellation. Le village où se trouve la chapelle était autrefois d’accès difficile, avant le remembrement, comme nous le rappelle ce vieux cantique :
Abep tu hentchou priek
Gwenojeunou enk ha dreinek.
De partout des chemins boueux,
Des sentiers étroits et épineux.

La chapelle est un bel exemple de reconstruction grâce à la volonté de fervents paroissiens bénévoles. L’abbé Lech’vien, recteur de Kergrist-Moëlou, est lassé de voir les belles pierres de taille, suscitant la convoitise, disparaître les unes après les autres et, ulcéré de la proposition d’achat de ces pierres, il lance la restauration de la chapelle tombée en désuétude et quasiment en ruines. Les volontaires ont entrepris le débroussaillage et le remontage des murs, à partir de 1975. En 1985, la pose du clocher achève le chantier du gros-œuvre permettant l’inauguration officielle de la chapelle par Mgr Kervennic.

Si l’extérieur a belle allure, les fidèles peuvent admirer, à l’intérieur, la belle verrière du maître-autel, le Christ en croix, trois belles statues en granit sculptées par Adolphe Godest : saint Joseph, la Vierge à l’enfant « Mère de tendresse » et le Sacré-Cœur.
Le Pardon y est célébré, chaque année, I ‘avant-dernier dimanche du mois d’août, cette année le 23 août.















