Dans la Bible, le changement de nom indique un changement de situation et de destinée. Abram « père respecté » devient Abraham « père des nations « (Gn 5,3-5) et Simon devient Pierre (Mt 16,17-18), pierre sur laquelle Jésus veut fonder son Église. Au fil des siècles les papes ont adopté un nom différent du leur pour signifier leur attachement à une figure importante pour eux et donner ainsi le ton de leur papauté.
Jorge Bergoglio, devenant François, il était facile de voir la référence à saint François, à son amour de la Création et son dévouement aux pauvres.
Robert Prevost a choisi Léon XIV et a expliqué, devant l’assemblée des cardinaux, que c’était un hommage à Léon XIII dont il entend poursuivre l’héritage en matière de doctrine sociale et d’ouverture au monde.
Léon XIII et la Doctrine sociale de l’Église
L’origine « officielle » de la Doctrine sociale de l’Église remonte à l’encyclique de Léon XIII, Rerum Novarum, publiée en 1891.
Sensible à la pénibilité du travail, Léon XIII publie Rerum Novarum sur «la condition des ouvriers». C’est la date-clé pour l’histoire de la DSE.
Suivront les encycliques à propos de l’instauration d’un nouvel ordre social, la condamnation de nouvelles idéologies et les grandes questions de la société.
Chacun de ces principes doit être expliqué (800 pages pour l’exposé total (le Compendium), mais la base est :
La dignité de la personne, la destination universelle des biens, le bien commun, la justice, la charité, l’option préférentielle pour les pauvres.
Léon XIV : expliquée, la Doctrine sociale de l’Église favorise le dialogue
Récemment, lors d’une audience, Léon XIV a présenté la Doctrine sociale de l’Église comme « un instrument de paix et de dialogue pour construire des ponts de fraternité universelle » et a tracé une ligne de continuité, en matière de discours social, entre Léon XIII qui, «dans une période historique de transformations conjoncturelles perturbatrices, avait voulu contribuer à la paix en stimulant le dialogue social, entre le capital et le travail.»
«De nos jours, l’Église offre à chacun le trésor de son enseignement social en réponse à une nouvelle révolution industrielle et aux évolutions dans le domaine de l’intelligence artificielle qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail.»
Pape Léon XIV : l’Église précise pour les chrétiens l’héritage de la Doctrine Sociale
La Doctrine sociale soutient l’Église dans son « devoir permanent de scruter les signes des temps, de les interpréter à la lumière de l’Évangile afin d’apporter des réponses adaptées aux interrogations des hommes. Je vous exhorte à donner la parole aux pauvres. » L’option préférentielle pour les pauvres est au cœur de DILEXI TE, la première lettre apostolique de Léon XIV signée le 4 octobre. Les devoirs face aux pauvres y sont rappelés avec force ! Les paragraphes 82 à 93 reprennent l’histoire de l’engagement de l’Église envers les pauvres et, les derniers paragraphes, 103 à 121, expliquent en quoi cette attention aux pauvres est un défi permanent pour l’Église et la conclusion explicite le défi pour chaque chrétien.
- Que ce soit par votre travail, votre lutte pour changer les structures sociales injustes, ou encore par ce geste d’aide simple, très personnel et proche, il sera possible pour ce pauvre de sentir que les paroles de Jésus s’adressent à lui : « Je t’ai aimé » « DILEXI TE » (Ap 3, 9).








