« Aet eo Job an Irien d’an Anaon », le message annonçant le décès du père Joseph Irien s’est propagé sur les réseaux à la vitesse d’un feu de lande. Il était connu sous le nom de Job an Irien et on l’appelait volontiers Job tant son contact fraternel le rendait familier.
Né à Bodilis en 1937, ordonné prêtre en 1962, il affirme par sa créativité, son travail inlassable, son dévouement aux gens de son pays, son ouverture aux autres, le droit, dans l’Église comme dans la vie sociale, d’être présent au monde dans la langue de sa naissance et de son peuple : le breton.
« Cahiers du Bleun Brug », renouvellement du répertoire de cantiques du diocèse (diocèse de Quimper et Léon, ndlr), présence auprès des jeunes comme aumônier du lycée de l’Harteloire (à Brest, ndlr), création du centre spirituel bretonnant de Minihy Levenez dans le petit bourg de Tréflévénez, auteur d’articles passionnants dans sa revue dont il fut le principal rédacteur, auteur de chroniques bilingues dans le Courrier du Léon, puis en breton dans l’hebdomadaire Ya, écrivain de la cantate « Ar Marc’h dall », (Le cheval aveugle 1979), éditeur d’un missel et d’un Nouveau Testament en breton, sa notoriété était immense dans le monde des bretonnants et dans celui des catholiques qui veulent exprimer leur foi en breton. Un homme qui laisse un profond sillon.
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