Témoignage des futurs baptisés

Lors de la veillée pascale trois catéchumènes de notre paroisse seront baptisés. Nous avons recueilli leur témoignage.

Je m'appelle Jean-Baptiste, j'ai 35 ans et je suis originaire de Perpignan. Dans ma famille, on ne s'est jamais vraiment posé la question de la foi, par conséquent le baptême n'était même pas envisageable.
J'ai eu pas mal de problèmes et j'ai fait quelques bêtises, j'étais sur un chemin de mort.
Ma mère a, un jour, entendu parler du Village Saint Joseph où je pourrais me reconstruire physiquement et moralement. J'ai pris la décision de saisir cette chance de me relever.
Lors d'un pèlerinage à Paray-le-Monial, j'ai compris qu'il me manquait quelque chose de fondamental dans cette nouvelle vie que j'étais prêt à mener : le baptême.
Avec ce sacrement, je veux me reposer sur un roc nouveau et renaître avec Jésus, c'est devenu pour moi un besoin vital !
Au Village, j'ai découvert la messe, l'adoration du Saint Sacrement, le partage de la Parole de Dieu, la prière et la vie communautaire. J'ai réappris le sens du travail et la rigueur qui s'y rapporte. En effet, toutes les semaines je suis en charge de la préparation de la farine et du pain.
La préparation au baptême me permet, par l'étude approfondie de la Parole, de plonger encore plus dans le mystère de l'amour de Dieu. J'ai choisi mon parrain et ma marraine parmi les membres du Village : ce sont des personnes que j'apprécie et qui m'apportent beaucoup spirituellement.
J'attends avec impatience la veillée pascale où je deviendrai véritablement enfant de Dieu, ce sera pour moi une nouvelle naissance et un nouveau commencement !

Jean-Baptiste 


Kevin

Originaire de La Chèze en préparation CAP cuisine.
Il travaille au lycée professionnel de Rostrenen tout en suivant la formation au CFA de Ploufragan.
Il a commencé le parcours de préparation du baptême il y a deux ans.
Nous n’avons pas reçu son témoignage à temps.


Angélique

Demander les sacrements de l’initiation a, pour moi, révélé la difficulté d’oser en parler.
Je suis originaire de la Creuse en Limousin et, circonstance de la région, je n’ai jamais eu d’éducation religieuse. Je me souviens pourtant avoir toujours été attirée vers l’Eglise. Mais comment évoquer ce souhait de vouloir m’approcher de Dieu dans un contexte familial où il n’est pas présent ? Ce désir a grandi avec moi et s’est transformé en attente restée sous silence.

Comme tout un chacun je recherchais ce que je pourrais apporter aux gens, à la société, avec mes dispositions. J’ai d’abord fait une école d’Arts à La Souterraine, puis une seconde à Limoges.
Cela m’a ensuite conduit à L’École d’Architecture de Rennes. L’envie de me faire baptiser restait présente.

C’est, petite déjà, que j’ai compris ressentir une voix, sentir un regard englobant, veilleur. Il m’englobait moi, mais pas que. C’était au-delà. C’était la maison, le jardin, le village, tout l’environnement en fait, même les gens.
Comme plusieurs des catéchumènes avec lesquels j’ai pu discuter ou entendre les motivations, je ressens à chaque fois que j’entre dans une église une sensation une chaleur, un sentiment de sérénité et de protection. Certains reçoivent un appel pour vivre en chrétien, confirmé à un moment précis, où une évidence apparaît. Pour ma part, j’ai l’impression de l’avoir eu depuis trop longtemps pour que je le situe.
Ce n’est qu’à 25 ans que j’ai finalement osé en parler à mon entourage proche. J’en suis venue à demander le baptême pour rechercher ce qui est bon, simple et ce qui fait preuve de bienveillance. De nature optimiste, ce sont des choses qui ont toujours été essentielles pour moi. Je m’aperçois aujourd’hui que faire partie de l’Église m’aide à faire grandir cette espérance de voir le bon dans chaque chose et que cela donne aussi une espérance de paix.
J’ai d’abord fait la démarche d’aller demander des conseils et des informations au père Jean-Marc qui a été très à l’écoute sur ma situation et m’a accueillie très chaleureusement. Pour ma préparation au baptême, j’ai été orienté vers l’ACER de Rennes et je me suis approchée du couple de Jean-Marie et Vianneyte Roux qui ont été mes accompagnateurs à Rennes. Ils m’ont également accueillie avec une bienveillance incroyable et m’ont donné beaucoup, autant de leur personne et de leur temps que des connaissances que j’attendais. Je leur ai très vite exprimé le sentiment d’être là où je devais me trouver, d’être à ma place et d’avoir cette sensation de vide, que je ressentais jusqu’alors, se remplir. J’ai pu découvrir Dieu et également commencer à enraciner ma foi.

La cathédrale de Tulle

Puis j’ai continué, avec un groupe d’autres étudiants, à partager. De beaux moments se sont multipliés et se sont poursuivis avec le Père Hubert de Passemar, référent pour les catéchumènes à l’Hôtel-Dieu de Rennes.J’ai participé à des journées de formation sur les sacrements à Rennes et à Saint Brieuc, avec Mgr Moutel et Catherine Drézet, responsable diocésaine. La préparation au baptême fait vivre des événements marquants comme l’entrée officielle en catéchuménat que j’ai vécue avec le père Jean-Marc, ou encore l’appel décisif en présence de Mgr Moutel.  Alain David et Louis Le Mée m’ont soutenue et accompagnée et ont été des repères dans mon cheminement. C’est toute une équipe d’accompagnement que je remercie pour leur disponibilité.
J’ai aujourd’hui souhaité demander les sacrements à la cathédrale de Tulle, lieu qui fait sens pour moi car proche de ma famille, de mes futurs parrain et marraine et de mes racines corréziennes.  Ce moment coïncidera avec la veillée pascale de Rostrenen et fera lien entre tous les catéchumènes qui recevront les sacrements ce même soir.

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