Pourquoi des miracles ?

Les miracles jouent un rôle important non seulement pour confirmer la foi, mais aussi pour la faire naître.

 

  •  Les miracles sont à la base de la première évangélisation : Jésus en a fait de nombreux. Selon les Actes des Apôtres, les premières prédications s’accompagnaient de toutes sortes de signes, miracles et prodiges. Il s’en est produit par la suite dans toute l’histoire de l’Église par l’intercession des saints. Les miracles sont toujours en rapport avec l’œuvre du Christ qui ne sera achevée qu’à la fin des temps.
  • Les miracles ont mauvaise presse aujourd’hui. Même dans l’Église, beaucoup n’en parlent pas, craignant à tort notamment que les sciences ne puissent remettre en cause ou expliquer un jour ce qui est inexplicable aujourd’hui. Il n’existe pas non plus de définition claire et unique du miracle.
  • Pour dégager la question des miracles de ses a priori philosophiques ou religieux, il faut établir une définition précise, incontestable et acceptable par tous. Voici celle que je préfère « le miracle est un fait dûment constatable que les sciences ne pourront jamais expliquer ni reproduire pour des raisons qu’elles peuvent préciser. »
  • Il est important aussi de distinguer deux sortes de miracle : ceux que j’appellerai « complexes » (les multiples faits miraculeux des vies des grands mystiques chrétiens), qui n’existent que dans la tradition de l’Église ; et des miracles « plus simples » (guérisons miraculeuses, phénomènes étonnants), que l’on peut trouver plus largement.
  • Il y a de nombreux exemples de miracles complexes, toujours en rapport avec le Christ, qui se sont produits à notre époque : Rolande Lefebvre, Marthe Robin, Padre Pio et une très grande variété de miracles simples.
  • Sur le fond, une foi qui ne s’appuie pas sur la raison est dangereuse et les miracles sont un des points clés du dialogue entre foi et raison. Le Catéchisme de l’Église Catholique (CEC) dit qu’ils sont des « preuves extérieures de la Révélation » (CEC n°156) et saint Augustin confessait : « Je ne croirais pas sans les miracles. »
  • Les miracles sont un atout à ne pas négliger pour la nouvelle évangélisation. Ils peuvent faire naître la foi. On peur citer en exemple les protestants évangéliques, qui ont connu une croissance fulgurante en s’appuyant beaucoup sur la démonstration de puissance de l’Esprit Saint. Tous les chrétiens ont eux aussi intérêt à s’appuyer sur ces signes, qui sont des cadeaux de Dieu.

Lucien Daly

Lucien Daly, ancien directeur de recherche au CNRS et chargé de cours à l’Université de Paris 6. Lauréat de l’Académie des sciences en 1975, il a été nommé Directeur de recherche en 1978 et a dirigé durant 18 ans le Laboratoire de Géomagnétisme du Parc Saint-Maur, rattaché au CNRS et à l’Université de Paris 6. Actuellement membre du Projet Nouveau Regard, crée par Dom Gérard Lafont et présidé par Pierre Perrier.

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