Le trésor de Locarn: Le calice

Le trésor d’orfèvrerie de l’église de Locarn, exposé à la Maison du Patrimoine, comprend cinq pièces :

  • Un buste et un bras reliquaires contenant des reliques de saint Hernin, patron de la paroisse
  • Une croix de procession
  • Un calice et sa patène.

Le calice et sa patène

Calice et patène

Calice et patène

Fabrication

La structure est en argent avec un revêtement en dorure pour l’intérieur de la coupe. Le décor utilise les techniques du repoussé, de la ciselure, de l’estampage et du mati.

Calice - Poinçon Communauté Paris Les poinçons

Sur la coupe du calice et sur la patène :

· Un poinçon de la communauté de Paris : la lettre B couronnée. La lettre B correspondrait à l’année 1646 (?)

· Calice - Poinçon d'orfévreUn poinçon d’orfèvre : les lettres FLB, avec un glaive sur le L, deux points, et une fleur de lys couronnée au-dessus. Il s’agirait de François Le Bret, selon René Couffon (Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne).

Datation

Calice et patène serait l’œuvre d’un orfèvre parisien du XVIIème siècle, François Le Bret et datée, d’après le poinçon de la communauté de Paris et Henry Nocq , de 1646.

Thème iconographique

Calice et patène sont décorés de scènes et de personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament.

  • Sur le pied, les images des douze Apôtres entourent des scènes de la vie de la Vierge Marie : Mariage, Annonciation, Visitation.
  • Sur le nœud : Moïse, Aaron et David
  • Sur la coupe : L’adoration des anges, l’adoration des Mages, la Présentation au Temple
  • Sur la patène : Le couronnement de la Vierge

Le calice

La coupe

Sur la coupe sont représentées trois scènes de la vie de la Vierge Marie, et plus particulièrement de la petite enfance de Jésus.

L’adoration des anges

Noël ! La naissance de Jésus dans la crèche.

La scène représente l’adoration des anges : Un ange, assis, tient jésus sur ses genoux, Joseph et Marie sont debout sur le côté tandis qu’un deuxième ange bénit Jésus.

Détails - Adoration des anges - cl Castel

L’ Adoration des anges

 

L’adoration des mages

Marie est assise, Jésus sur les genoux et Joseph est debout derrière elle.

Saint Matthieu nous raconte la scène :

« Jésus étant né à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici que des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem, disant :  » Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus l’adorer.  »

Ce que le roi Hérode ayant appris, il fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et il s’enquit auprès d’eux où devait naître le Christ.

Ils lui dirent :  » A Bethléem de Judée, car ainsi a-t-il été écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es pas la moindre parmi les principales villes de Juda, car de toi sortira un chef qui paîtra Israël, mon peuple.  »

Alors Hérode, ayant fait venir secrètement les mages, s’enquit avec soin auprès d’eux du temps où l’étoile était apparue. Et il les envoya à Bethléem en disant :  » Allez, informez-vous exactement au sujet de l’enfant, et lorsque vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que moi aussi j’aille l’adorer.  »

Ayant entendu les paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient allait devant eux, jusqu’à ce que, venant au-dessus du lieu où était l’enfant, elle s’arrêta. A la vue de l’étoile, ils eurent une très grande joie.

Ils entrèrent dans la maison, trouvèrent l’enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils l’adorèrent ; puis, ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent des présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. »

Calice Locarn - L'adoration des mages

L’adoration des Mages

 
La présentation de Jésus au Temple :

C’est Marie qui, à genoux, présente au grand prêtre la cage contenant le couple de colombes. Saint Joseph est debout derrière elle. Au fond, le vieillard Siméon et la prophétesse Anne.

Saint Luc nous dit :

« Puis, lorsque les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, ils le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu’il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera regardé comme consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, ainsi qu’il est dit dans la loi du Seigneur, une paire de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme nommé Siméon ; c’était un homme juste et pieux, qui attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit-Saint était sur lui. L’Esprit-Saint lui avait révélé qu’il ne mourrait point avant d’avoir vu le Christ du Seigneur.

Il vint donc dans le temple, poussé par l’Esprit. Et comme ses parents amenaient l’enfant Jésus pour observer les coutumes légales à son égard, lui-même le reçut en ses bras, et il bénit Dieu en disant :

 » Maintenant, ô Maître, vous congédiez votre serviteur en paix, selon votre parole ;
car mes yeux ont vu le salut, que vous avez préparé à la face de tous les peuples,
lumière qui doit éclairer les nations et gloire d’Israël, votre peuple.  »

Calice Locarn - La présentation au Temple

La présentation au Temple

Il y avait aussi une prophétesse, Anne, elle était fort avancée en âge. Elle ne quittait point le temple, servant Dieu nuit et jour par des jeûnes et des prières. Survenant à cette heure, elle se mit à louer Dieu et à parler de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. »

Le nœud

Sur le pied du calice, le nœud est encadré de deux collerettes ornées de têtes d’angelots.

Trois personnages bibliques habillent le nœud :

  • Le roi David
  • Le Prophète Elie
  • Moïse

MoïseCalice Locarn - Moïse

Moïse est le prophète qui a libéré le peuple d’Israël de l’esclavage en Egypte. Il est, avec Jésus, le seul médiateur cité par le Nouveau Testament. Mais tandis que par la médiation de Moïse, Dieu a donné la Loi au seul peuple d’Israël, c’est tous les hommes qu’il sauve par la médiation du Christ Jésus.

« La loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » (Jean 1,17)

Moïse est représenté ici avec les tables de la loi dans les mains.
 
 
 
 

 Le roi David

Calice Locarn - David

 
 
David était fils de Jessé et ancêtre de Jésus. A partir de David, l’alliance avec le peuple passe désormais par le roi, comme le rappelle Sirac. Ses victoires annoncent celles que le Messie « plein de l’Esprit qui reposa sur le fils de Jessé remportera sur l’injustice ». Par la victoire de sa résurrection, Jésus accomplira les promesses faites à David.
David est représenté ici jouant de la harpe. On attribue à David la composition de nombreux psaumes et l’invention d’instruments de musique (Amos 6,5)

 
 
 

Le prophète Elie

Calice Locarn - Elie

Le prophète Elie a exercé son ministère prophétique sous le règne de deux rois d’Israël, Achab et Ahazia, entre 873 et 852 avant Jésus-Christ.

Cette période était marquée par une grande infidélité envers l’Eternel. Achab, à la suite de son mariage avec la fille du roi des Sidoniens, avait établi officiellement le culte de Baal dans le royaume du nord et l’auteur du Livre des Rois nous dit que ce roi fit plus encore que tous les rois d’Israël qui avaient été avant lui, pour irriter l’Eternel, le Dieu d’Israël (I Rois 16:33).

Quant à Jézabel, sa femme, elle s’efforçait d’éliminer tous les prophètes de l’Eternel. Dans un tel contexte, le ministère d’un prophète devenait extrêmement difficile. Pourchassé par le pouvoir politique rebelle au message divin, Elie a dû sans cesse fuir et vivre en exil. Ainsi, son ministère est marqué par une grande solitude.

C’est ainsi qu’Elie arriva jusqu’au mont Horeb (appelé aussi mont Sinaï) où il rencontra Dieu un peu comme Moïse l’avait fait six cent ans plus tôt.

Elie et Moïse entourent Jésus lors de la Transfiguration :

« Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart sur une haute montagne. Et il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Et voilà que Moïse et Elie leur apparurent, conversant avec lui. »

 

Le pied

Sur le pied du calice sont représentées des scènes de la vie de la Vierge Marie :

  • L’Annonciation
  • Le mariage de la Vierge
  • La Visitation
L’Annonciation

Saint Luc : « L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie. Etant entré où elle était, il lui dit :  » Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous.  » Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. L’ange lui dit :  » Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin.  » Marie dit à l’ange :  » Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l’homme ?  » L’ange lui répondit :  » L’Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l’on appelait stérile, car rien ne sera impossible pour Dieu.  » Marie dit alors :  » Voici la servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon votre parole !  » Et l’ange la quitta. »

Calice Locarn - Annociation

L’Annonciation

 

Le mariage de Marie et Joseph

Marie et Joseph ne se sont certainement pas marié devant le grand prêtre comme le suggère cette représentation. En ce temps-là, le fiancé prenait chez lui la fiancée et c’était là le signe du mariage.

C’est ce que nous dit saint Matthieu :

« L’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ».

Le mariage de Joseph et Marie

Le mariage de Joseph et Marie

La Visitation

Marie va rendre visite à sa cousine Elisabeth qui est enceinte de Jean-Baptiste.

Saint Luc nous raconte : « En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

La Visitation

La Visitation

Les douze Apôtres

La bordure du pied comporte douze médaillons représentants les Apôtres.

Après la trahison et la mort de Judas, Mathias a été choisi pour le remplacer. Ce sont donc bien douze Apôtres qui étaient présents au jour de la Pentecôte et qui se sont lancés dans l’annonce de l’Evangile. Paul les a rejoints plus tard. Pourtant, curieusement, sur les douze apôtres représentés sur le calice, on trouve Paul, mais pas Jacques le Mineur. Un treizième personnage que l’on peut identifier au Seigneur Jésus complète le tableau.

On peut reconnaître les Apôtres à leurs attributs. Ce sont des caractéristiques figuratives qui permettent de les identifier. Ils sont la marque de leur dignité, ou l’instrument de leur martyre.

(Les liens renvoient à une vie détaillée de chaque Apôtre)

Bordure - Pierre (2) Saint Pierre : de son vrai nom Simon, est le frère d’André. Jésus l’a surnommé Pierre et désigné comme chef de l’Eglise. Il évangélise Rome où il est crucifié la tête en bas.

Il est symbolisé par deux clefs, l’une d’or, l’autre d’argent, clés du ciel et de la terre qui symbolisent le pouvoir de lier et de délier que le Christ lui a conféré (Mt 16-19). Elles sont liées ensemble parce que le pouvoir d’ouvrir et de fermer est un. Dans la croyance populaire Pierre est devenu le portier du paradis.

Bordure - Jean (2) Saint Jean,
est le plus jeune des apôtres. Il assiste avec Jacques et Pierre à la Transfiguration et est présent à la crucifixion. Il est l’auteur du Quatrième Evangile, de l’apocalypse et de trois lettres. En tant qu’Evangéliste, il est représenté par un aigle.Il a comme attribut une coupe d’où sort un serpent, non visible ici. Selon la tradition le grand prêtre de Diane à Ephèse aurait essayé de le faire périr en lui donnant boire un breuvage empoisonné par des serpents venimeux.

Bordure - André (2) Saint André,
est le frère de Pierre, disciple de Jean-Baptiste, pêcheur sur le lac de Tibériade.Il devient le premier disciple appelé par Jésus.On lui attribue l’évangélisation de la région de Patras en Grèce.Selon la tradition, il aurait été martyrisé par crucifixion sur une croix en forme de X, d’où son symbole. Il est le patron des pêcheurs et des cordiers.

Bordure - Paul (2) Saint Paul,
Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Il a commencé par persécuter els premiers chrétiens avant de rencontrer Jésus qui lui est apparu sur le chemin de Damas. Saul, devenu Paul se met à la disposition des apôtres. Il deviendra l’apôtre des païens, en Asie Mineure, en Grèce, en Macédoine, et à Rome où il sera amené prisonnier. En tant que citoyen romain, il ne peut pas être crucifié, Il mourra donc décapité par le glaive devenu son attribut. On doit à Paul de nombreuses lettres et les Actes des Apôtres relatent ses voyages missionnaires.

 

Bordure - Matthieu (2) Saint Matthieu,
surnommé Lévi, fils d’Alphée, exerce le métier de collecteur d’impôts à Capharnaum avant l’appel de Jésus (Mc 2,14).
La tradition en fait l’évangélisateur de l’Ethiopie où il aurait été martyrisé. En tant qu’évangéliste, il a pour symbole un homme ailé parce que son Evangile commence par la généalogie de Jésus.
En considération de son métier de publicain, il est représenté soit avec une bourse, soit avec une hache en souvenir de son martyre. Ici, figure aussi son Evangile.Il est le patron des changeurs, des percepteurs d’impôts, des péagers, des douaniers et des comptables.

 

Bordure - Jacques Le Majeur (2) Saint Jacques le Majeur,
est le frère aîné de Jean, fils de Zébédée, pêcheur sur le lac de Galilée.
Avec André, Pierre et Jean, il est témoin de la transfiguration et assiste à l’agonie de Jésus au Mont des Oliviers.
C’est le premier apôtre qui a subi le martyre, décapité à Jérusalem sur l’ordre d’Hérode Agrippa. Devant l’absence de témoignages concernant la fin de sa vie sont nées de nombreuses légendes. La plus célèbre en fait l’apôtre qui évangélisa l’Espagne dont il est le patron. Il a été enterré à St-Jacques de-Compostelle qui devint le troisième centre de pèlerinage après Rome et Jérusalem.
Il est symbolisé par la célèbre coquille qui servait de coupe aux pèlerins et le bâton.

 

Bordure - Barthélémy (2) Saint Barthélemy,
Originaire de Cana en Galilée, il est aussi le Nathanaël, ami de saint Philippe, qui vint l’évangéliser.
La tradition veut qu’il ait évangélisé l’Inde. Barthélemy, mentionné dans toutes les listes des douze apôtres – parfois sous le nom de Nathanaël ne joue aucun rôle dans les Évangiles ni dans les Actes des Apôtres. La légende s’est donc emparée de lui. Il passe pour avoir évangélisé l’Arabie, la Mésopotamie, pour être allé jusqu’aux Indes et pour avoir subi le martyre, écorché vif en Arménie. Cela lui vaut d’être le patron des métiers en rapport avec le cuir, riches corporations qui ont souvent offert des œuvres le représentant. Ses attributs sont le couteau et la peau de bête.

Bordure - Philippe (2) Saint Philippe,
originaire de Béthsaïde, figure parmi les premiers disciples de Jésus.
A son instigation Nathanaël se joint aux apôtres. Lors du dernier discours de Jésus, il lui demande de voir le Père.
La suite de sa vie tient de la légende. Les païens l’obligent à sacrifier au dieu Mars, mais un dragon tue le prêtre et deux soldats. Pris de pitié, Philippe exorcise le dragon et ressuscite les victimes.
Crucifié après avoir été lapidé, on le représente avec la croix de son supplice pourvue d’une longue hampe par laquelle il exorcisa le dragon.

 

Bordure - Simon (2) Saint Simon,
Simon est aussi appelé Simon le Zélote pour le distinguer de Simon-Pierre. Avec Jude, il appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l’occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l’universalité de l’amour de Dieu. Dans la liste des apôtres, ils sont côte à côte et la tradition les fait mourir ensemble en Perse. Selon la légende dorée il aurait été coupé en deux, comme le prophète Isaïe, à l’aide d’une scie qui devient son attribut spécifique à partir du XVe siècle.

 

Bordure - Jude (2) Saint Jude,
Jude est aussi appelé Thaddée pour le distinguer de Judas.Frère de Jacques le Mineur, il est invoqué comme patron des causes désespérées et symbolisé par une hallebarde, instrument de son martyre.

 

Bordure - Mathias (2) Saint Matthias,
n’a pas été choisi par le Christ, mais désigné par tirage au sort dans le collège apostolique en remplacement de Judas.
Après avoir évangélisé la Judée, il a subi le martyre : il a été lapidé puis décapité d’un coup de hache devant le Temple de Jérusalem.
A cause de la hache, instrument de son supplice, il est choisi comme patron des charpentiers et des bouchers.

 

Saint Thomas
d’un caractère réaliste, fait preuve de scepticisme, ne croyant à la résurrection du Christ qu’après avoir touché les plaies du ressuscité. Son incrédulité lui a valu d’être le patron des juges, mais aussi des architectes, des maçons, des arpenteurs, des charpentiers et des tailleurs de pierres.
Selon la Légende dorée, il aurait été invité par un envoyé du roi des Indes pour lui construire un palais. Au lieu du palais promis, l’apôtre lui annonce qu’il a conçu pour lui un palais céleste et distribue l’argent aux pauvres. En référence à sa profession légendaire d’architecte, on le représente par une équerre.

 

Saint Jacques le Mineur,
surnommé le Mineur pour être distingué de son homonyme Jacques le Majeur dont il n’est pas parent. La tradition en fait un cousin germain du Christ. Après le départ de Pierre à Rome, il devient le chef des chrétiens de Palestine et à ce titre considéré comme le premier évêque de Jérusalem. Il est symbolisé par un bâton de foulon en forme de massue avec lequel on lui fracassa le crâne à Jérusalem. St Jacques le mineur, n’est pas représenté sur ce calice.

 

Bordure - Le Seigneur (2)Le Seigneur

C’est le dernier (ou le premier !) personnage représenté sur la bordure du pied du calice.
On reconnaît bien le visage de Jésus, tel qu’on peut le voir sur de nombreux tableaux et tout particulièrement sur le saint suaire de Turin.
Il tient dans la main gauche un globe surmonté d’une croix, symbolisant le monde, qu’il bénit de la main droite.

 

La patène

la-pateneLa patène représente le couronnement de la Vierge Marie au ciel.

detail-de-la-patene2Le concept de la Vierge Couronnée découle de la croyance à la Conception Immaculée de la Vierge et à son Assomption.

Le principe de la Conception Immaculée de la Vierge dans le sein de sa mère, sainte Anne, ne se trouve dans aucun Évangile. Il se répand peu à peu, et si certains Pères de l’Église, tels saint Ambroise ou saint Augustin y adhèrent, saint Thomas d’Aquin, ou Bernard de Clairvaux, s’y opposent totalement. L’Immaculée Conception fut cependant érigée en dogme, donc en vérité absolue pour l’Église, par Pie IX le 8 décembre 1854.
Par conséquent, conçue et née sans la tâche du péché originel, la Vierge ne peut mourir et dans son sommeil, ou dormition, monte au Ciel avec son corps et son âme pour y être couronnée Reine de l’Univers.

Cette croyance est l’Assomption de la Vierge, qui fut érigée en dogme par Pie XII le 1er Novembre 1950 près d’un siècle après celui de l’Immaculée Conception.

 

Pour en savoir plus…

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