Pâques : pour une transformation missionnaire

Le monde change, il est en mutation.

Les débats actuels sur les questions bioéthiques invitent à se demander : quelle vision de l’homme portons-nous ?

D’autres enjeux touchent l’avenir de nos territoires ruraux. Ils connaissent une évolution nouvelle, entre les fusions de communes, les recherches de mutualisation,  les hésitations, les richesses partagées.

L’Église fait aussi sa mutation. Le récent synode a réfléchi sur la mise en place de communauté pastorale : elle se dessine chez nous à travers la carte de la zone pastorale, regroupant les quatre  paroisses de Gouarec, Corlay/Saint-Nicolas-du-Pélem, Maël-Carhaix et Rostrenen.

Les prêtres, à partir du presbytère de Rostrenen,  seront invités, à l’avenir, à desservir ces quatre paroisses. Des moyens seront mutualisés ; il faudra déjà discerner, tous ensemble, une nouvelle forme de présence missionnaire : comment être dans le service du territoire qui s’agrandit, tout en maintenant la proximité ?

Le défi s’annonce exaltant et rude à la fois, à l’heure où les forces parfois diminuent.

Le temps de Pâques, qui couvre notre mois d’avril, nous invite à la confiance.

Les premiers chrétiens n’ont pas eu peur de l’espace devant l’immense territoire à évangéliser qui s’offrait à eux. Les conditions étaient autrement plus rudes pour le transport.

 

Le défi missionnaire était réel quand il fallait se confronter à des cultures étrangères, si différentes parfois de la foi chrétienne.

Mais ils sont partis !… et l’Église est devenue universelle.

Aujourd’hui, ne l’oublions pas : nous ne sommes pas repliés dans une forteresse, en érigeant des murs. Mais nous sommes ouverts à la rencontre culturelle, à l’échelle du monde.

Nos amis migrants, Syriens, Afghans, découvrent la foi chrétienne à travers la présence et l’engagement des bénévoles. Ils nous posent des questions.

A Gouarec, la présence des enfants albanais a pu consolider l’équipe KT : leur soif de découverte est intense.

Nos catéchumènes, devenus néophytes, apportent leur fraîcheur, leur joie de suivre le Christ (voir témoignages pages 3 et 4), tout comme les neuf jeunes de nos paroisses qui vont devenir pèlerins de Rome-Assise à la fin du mois.

Nous avons aussi les retours de personnes rencontrées (funérailles, mariages, baptêmes et occasions diverses…), heureuses d’avoir été si bien accueillies par les bénévoles investis sur le territoire.

Oui, sachons accueillir la nouveauté ! Le monde change et le Christ lui aussi change les cœurs : « Il s’est manifesté, nous L’avons rencontré, Il est Ressuscité. »

P. Jean-Marc

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