L’Avent : temps du désir…temps pour entrer dans le mystère de l’Incarnation

santons

Contemplons dans la crèche Marie, Joseph, les anges … les santons.

 Dès ce premier dimanche, sortons tout : le papier crèche pour la grotte, le papier alu pour le ruisseau, les cailloux pour le chemin, la paille pour l’âne… Mais…

Jusqu’au 24 au soir, le petit berceau restera vide, il y a un temps pour tout. Un temps pour attendre et un temps pour accueillir ; un temps pour creuser le désir et un temps pour le combler.

Si la mangeoire de la crèche reste vide, Jésus est là, dans le sein maternel.

 

Jusqu’à Noël, Marie soutient notre attente.

Après avoir porté l’attente de tout un peuple, elle porte le Sauveur. On ne Le voit pas encore, mais Il nous attire déjà à Lui ; on sait qu’Il est là et qu’Il nous aime. Marie nous apprend à tout voir dans la foi : avec elle, notre attente est pleine de joie, nous savons que Celui qui vient va nous combler au-delà de nos espérances.

Qui mieux que Marie pourrait nous aider à dire « Que ta volonté soit faite » ? Elle nous apprend à dire « oui », à renoncer à nos projets, à nos idées, à notre volonté, pour consentir à sa volonté.

Marie est « pleine de grâce » ! Remplie de l’Esprit Saint, selon saint Bernard, elle Le déverse sur nous en abondance. Parce qu’elle porte en elle le Fils de Dieu, Marie est médiatrice de la grâce divine, elle est canal de l’amour de Dieu. Approchons-nous de Marie, elle nous donnera Jésus.

 

Certains mettent Marie au milieu de la crèche 

Tant que Jésus n’est pas là, c’est vers elle que santons et croyants lèvent les yeux pour recevoir, de ses mains, les grâces dont son Fils veut les combler.

Près de Marie, Joseph, debout, veille et prie. Ce n’est pas un grand bavard, ce Joseph. Du moins est-ce la réputation qu’on lui a forgée. Il nous apprend la vertu du silence sans lequel on n’approche pas de Dieu. Il nous aide à nous désencombrer du bruit de la rue, de la radio, de la télé, de nos distractions, bref de tout ce qui nous empêche d’entendre le murmure du ciel, … d’accueillir le mystère de Dieu.

Joseph le silencieux est un « juste ». Il est droit. Il est, lui aussi, disponible à la volonté de Dieu. « Joseph fit comme l’ange du Seigneur lui avait prescrit », raconte l’évangéliste Matthieu (Mt 1, 4). Dit comme ça, ça paraît simple !... Joseph nous apprend à faire confiance et à aimer la volonté de Dieu.

En compagnie de Marie et de Joseph, nous avons quatre semaines pour creuser notre désir du Sauveur.

Dans ces temps, difficiles pour l’Eglise, notre pape François nous invite à jeûner et prier. Ces deux pratiques nous aideront à creuser notre désir : viens Seigneur Jésus renouveler notre désir de porter ta Lumière à notre monde.