La crèche de Noël

La crèche de Noël : se laisser toucher par l’Homme Dieu

Un auteur de best-seller mondial, Yuval Noah Harari, a écrit un nouveau livre « Homo deus »[1]: en suivant l’évolution de la science et l’avancée fulgurante des biotechnologies, il décrit un nouveau monde qui bousculerait l’évolution de la personne humaine. L’homo sapiens pourrait être relégué, laissant la place à l’« Homo Deus ». Celui-ci devient supérieur, par ses performances biologiques liées à la technique, au pouvoir des dieux antiques. Qu’en est-il de l’avenir de l’homme fragile ? Serait-ce le triomphe du plus fort ?

Mgr Moutel redit l’attention vigilante à la fraternité qui s’est manifestée dans le synode[2] : il faut « accepter de se laisser toucher, ne pas faire comme si nous n’étions jamais nous-mêmes en difficulté, regarder avec lucidité nos fragilités, résister aux idéologies de la performance et du “zéro défaut”, écouter “la vie et la parole des pauvres”.

Choisir l’espérance, c’est sortir vers les autres, comme le pape François nous y invite : Souvent il vaut mieux ralentir le pas, mettre de côté l’appréhension pour regarder dans les yeux et écouter, ou renoncer aux urgences pour accompagner celui qui est resté au bord de la route.Le synode nous a souvent appelés à briser la solitude, à veiller concrètement sur les personnes que l’on risque d’oublier, à mieux rencontrer les acteurs de solidarité. Être attentif à la participation des personnes en situation de handicap dans la vie de nos communautés. »

 Nos assemblées paroissiales, reliées au synode, ont déjà dit l’importance de « tisser le lien ». Nous partagerons nos orientations avec notre évêque le samedi 2 décembre, lors de sa venue dans notre zone pastorale, à Gouarec. Nous saurons aussi préparer nos cœurs en ce temps d’Avent, au mystère immense de l’incarnation : Dieu vient à notre rencontre à travers l’enfant nouveau-né de Bethléem. Il nous invite à ne pas succomber aux sirènes de la toute puissance commerciale liée à la consommation, mais à contempler la seule toute puissance qui règne : la puissance de l’Amour manifesté dans la fragilité d’une naissance d’un enfant.

L’Homo Deus ? Il est là, devant nos yeux, l’Homme Dieu, « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. » « Venez, adorons-le ! » Et propageons la lumière fraternelle de Bethléem autour de nous.

Père Jean-Marc

 

 


[1] Homo deus: une brève histoire de l’avenir, par Yuval Noah Harari

[2] Actes du synode diocésain, « un Souffle nouveau »,  p 30.                                                                                                                                                  

 

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